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Nuits de Fourvière : une nouvelle production des chiens de Navarre

À Fourvière, la relève du théâtre prend le nom de Lorraine de Sagazan et de Jean-Christophe Meurisse, tous deux déjà invités par le festival en 2017.
Nuits de Fourvière : une nouvelle production des chiens de Navarre

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Alors que Jusque dans vos bras créé à l'odéon il y a deux ans n'en finit pas d'écumer les routes de France et de Navarre, voilà que Jean-Christophe Meurisse et ses acolytes se sont remis au travail pour une nouvelle production. Censée s'appeler pour l'instant, mais on n'est pas à l'abri d'un changement, Tout le monde ne peut pas être orphelin, ce nouvel opus des Chiens de Navarre aurait pu tout aussi bien se nommer « Les enfants préfèrent les jeux vidéos à la choucroute - Maman, joue nous Médée - Les arts ménagers - Contes et légendes du péage de Saint-Arnoult - Pleure, tu pisseras moins - Famille broyeur - Dolto cul - Les parents nourrissaient leurs enfants avec du coca - I will survive. » explique le metteur en scène de la petite bande. Autant d'inspirations et de pistes de recherche qu'explorent en ce moment même les trois comédiens et quatre comédiennes de cette création.

Comme toujours avec les Chiens de Navarre, l'écriture se fait au plateau, suite aux improvisations diverses et variées expérimentées en répétitions desquelles surgit un canevas qui servira pendant les représentations. En effet, « la représentation n'est que le prolongement des répétitions sans point d'achèvement. » précise Jean-Christophe Meurisse. « Le canevas est l'unique et nécessaire garde-fou des acteurs, mais laisse toujours la place durant les représentations à l'expérimentation, la prise de risques, cette écriture en temps réel, en perpétuel mouvement accentuant ainsi l'ici et maintenant de chaque situation. » C'est ce qui rend le travail de cette compagnie si singulier et si étonnant ! Qu'on a vraiment hâte de découvrir ce nouvel objet théâtral centré autour d'un sujet éminement politique et tout aussi intime, la famille. Dans un espace scénique bi-frontal qui figure un « décor d'intérieur, avec cuisine, salon, salle à manger, chambre, sans oublier les toilettes à vue pour le public », et une cinquantaine de tapis persans au sol, « à la couleur rouge dominante, la couleur du sang guerre ou du sang amour qui coule dans nos veines. » Sic !

Radiant-Bellevue, 22 au 26 juin, www.nuitsdefourviere.com

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