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Nuits de Fourvière : nos coups de coeur

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Nuits de Fourvière : nos coups de coeur
© National Theater of Korea - Scent of Ink, une lecture contemporaine des traditions coréennes

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Musique

Radiohead, évidemment

Programmé en ouverture du festival, le mythique groupe des 90’s remporte la palme du spectacle incontournable de l’année. No Surprises. Mené par son charismatique chanteur Thom Yorke, il se produira pour la toute première fois au théâtre antique. Il y fêtera, pour l’occasion, ses 25 ans de carrière et dévoilera la matière de son 9e album studio, cinq ans après The King of Limbs. Avec cette exclu, les Nuits réalisent leur meilleur coup marketing depuis Arcade Fire en 2007 et Blur en 2009. Il faut dire que la venue des gars d’Oxford à tout d’un mythe : depuis son émergence en plein âge d’or du rock alternatif, Radiohead a vendu plus de 30 millions d’albums et fait danser des générations d’adolescents (que celui qui n’a jamais emballé sur Karma Police me jette la première pierre). Un show d’ores et déjà mémorable, pour lequel 4 000 billets se sont arrachés en quelques minutes à grands renforts de becs et d’ongles, le 1er avril dernier.

Mercredi 1er juin à 20 h, grand théâtre

Théâtre

Quills, Sade story

Censure et liberté d’expression s’entrechoquent et s’affrontent dans la nouvelle mise en scène du grand Robert Lepage, co-réalisée avec le comédien Jean-Pierre Cloutier. Quills, l’œuvre controversée de Doug Wright, narre les aventures du Marquis de Sade au crépuscule de sa vie. Ces dernières années passées à l’asile de Charenton où, aidé par une jeune lavandière, l’écrivain continue de faire publier ses manuscrits sulfureux. La pièce avait déjà fait l’objet d’une adaptation cinématographique en 2001, avec le grand Geoffrey Rush dans le rôle-titre. Sur les planches des Célestins, charge à Jean-Pierre Cloutier de redonner vie au marquis. Au cœur d’une ambiance sombre et pesante, où tenues chamarrées et fards écarlates éclatent tels une provocation de plus, ce spectacle questionne à la fois la responsabilité de l’artiste face aux répercussions de son œuvre et la définition même de la morale, dont les repères ne sont pas aussi immuables qu’on ne le croit.

Les 16 et 17 juin à 20h, Théâtre des Célestins

Danse

Scent of Ink, un parfum de Corée

La Compagnie nationale de danse de Corée arrive sur la scène du grand théâtre avec Scent of Ink. Spectacle créé à Séoul en décembre 2013, Scent of Ink (littéralement « le parfum de l'encre ») s'inspire de l'esthétique des peintures à l'encre traditionnelle et de la calligraphie pour développer une danse toute en finesse et en précision. Évoquant les érudits de la dynastie Joseon (1392-1910), il réinvente en six chapitres une ancienne pièce du chorégraphe Choi Hyeon, Dance of the gentleman, créée en 1993. Déployant ses lignes infinies et ses couleurs acidulées, ce gracieux ballet nous emmène au pays du matin calme, dans une esthétique à la fois contemporaine et millénaire. Un voyage à l'autre bout de la terre que nous font vivre Yun Sung-Joo, la chorégraphe et directrice de la compagnie et Jung Ku-Ho, le styliste et scénographe. Pour découvrir et s'immerger dans la culture coréenne, Scent of Ink semble idéal.

Les 8 et 9 juin à 22 h, grand théâtre

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