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POLÉMIQUE Nuisances sonores à Lyon : les bars et restaurants ne veulent pas être montrés du doigt

A Lyon, le retour à une vie commerçante presque normale, et notamment celle des bars et restaurants, engendre des nuisances en ville que les riverains avaient oubliées. Le point avec Thierry Fontaine, président de l'UMIH du Rhône.
Nuisances sonores à Lyon : les bars et restaurants ne veulent pas être montrés du doigt
© J.T. - Thierry Fontaine, président de l’Umih du Rhône.

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Certains regretteraient presque à Lyon les périodes de confinement pendant lesquelles la ville était calme de nuit comme de jour, voire endormie, contrainte et forcée par les restrictions sanitaires. Depuis mai, la réouverture totale des commerces, précisément les bars et restaurants, a réveillé la cite lyonnaise avec son lot de nuisances associées : bruits, cris, musique…

"Les nuisances ne sont pas que nocturnes et associés aux seuls restaurants et bars", précise Thierry Fontaine, président de l’Union des métiers de l’industrie de l’hôtellerie du Rhône qui, invite au respect du bien vivre ensemble.

D’où la mise en place cet été par l’Umih, en accord avec la Ville de Lyon, d’un protocole de « chuteurs », destiné à faire respecter la tranquillité nocturne des habitants dans certains quartiers animés de la ville tout ee permettant aux établissements d’exercer leur métier.

"Le seuil de tolérance des citadins a baissé"

Mais Thierry Fontaine précise : "On ne peux pas non plus tout mettre sur le dos de nos établissements. Le seuil de tolérance des citadins a baissé depuis le début de la crise et les plaintes se multiplient de la part des riverains. Je rappelle que les établissements du secteur CHRD contribuent à l’activité économique des villes, à leur salubrité, à leur embellissement et leur sécurité."

En étroite collaboration avec les services de la sûreté de la Ville et son élu Mohamed Chichi, l’Umih tend à trouver des solutions de cohabitation pour apaiser les esprits, globalement échauffés par une montée en puissance des incivilités en centre-ville qui dépassent de loin le monde de la nuit.

Que dit la réglementation ?

Publiée le 28 décembre 2019, la nouvelle loi « sur l’antériorité » effective depuis fin 2019 vise à protéger les établissements nocturnes contre la réglementation encadrant les nuisances sonores, en leur permettant de se prévaloir du droit d’antériorité.

Ainsi, l’occupant d’un immeuble ne pourrait pas obtenir réparation si les « fauteurs de troubles », par exemple une discothèque ou un bar, occupent le bâtiment avant eux.

 

 

 

 

 

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