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Edito : Nouvelles vagues

A dessein, nous passerons sous silence, ici, les itératives tentatives des migrants syriens, irakiens ou afghans désireux de rejoindre la terre promise et dont les vagues ininterrompues n'ont pas cessé face à l'assaut d'un hiver, il est vrai, clément.
Edito : Nouvelles vagues

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Soit-dit en passant, l’Organisation internationale pour les migrations a établi le funeste décompte des victimes des traversées d’une Méditerranée toujours plus sépulcrale. Parmi elles, depuis la découverte sur une plage, le 2 septembre 2015, du corps d’Aylan Kurdi, jeune Kurde de 3 ans devenu le symbole macabre de l’inertie européenne, plus de 300 enfants auraient perdu la vie. Des anges passent…
Non, nous ne ciblons pas, non plus, les vagues d’arrestations de candidats au djihad, dont la dernière a eu lieu en terre lyonnaise. Un homme de 20 ans, fiché S, interpellé à Vénissieux alors qu’il voulait payer ses courses avec des chèques et des papiers volés, a été mis en examen pour entreprise terroriste individuelle. Lors de la perquisition menée à son domicile, les enquêteurs ont déniché un fusil à pompe, des munitions, des bombes lacrymogènes, des documents témoignant de sa fascination pour le djihad, sans oublier un manuel de survie en milieu hostile. Six autres candidats à un départ en Syrie, cinq hommes et une femme, ont été appréhendés cette semaine dans la région lyonnaise. Connus pour des délits de droit commun ou pour leur appartenance à la mouvance islamiste radicale, ils projetaient de mener des actions violentes contre des clubs libertins et échangistes.
Dans un contexte tendu pour l’emploi, où peinent à s’ébaucher les linéaments d’un renversement de courbe du chômage, Sanofi a annoncé une vague de départs sur trois ans, soit 600 suppressions de postes inhérentes au plan d’économies d’1,5 Md€ dévoilé en novembre dernier. « Il s’agit de départs volontaires, essentiellement des congés de fin de carrière (pré-retraites) entièrement financés par Sanofi. Il n'y aura pas de licenciements », assure Philippe Luscan, vice-président en charge des affaires industrielles et patron de Sanofi France. Les onze sites lyonnais de Sanofi, par ailleurs premier employeur privé de la Métropole (6 500 salariés), seront tous impactés, à différents degrés. Le plan ne prévoit pas de fermeture d’usine et n’aura pas d’impact sur les effectifs de la recherche. Une force de prospection préservée, idoine à l’heure de se lancer dans la course mondiale au vaccin contre le virus Zika, dont les ravages sont de plus en plus visibles. A l’aune des autres Flavivirus (la dengue - contre laquelle Sanofi commercialise aujourd’hui le premier vaccin au monde - ou la fièvre jaune), du chikungunya ou du paludisme, le moustique (responsable de 725 000 décès chaque année) adresse à Sanofi une… piqûre de rappel afin que le géant pharmaceutique conserve tout son potentiel de recherche.
Très attendue, la vague des mesures décrétées pour simplifier encore le quotidien des particuliers et des entreprises. Parmi les 170 contenues dans le troisième volet du « choc de simplification », celles facilitant les démarches de parents changeant de domicile. Désormais, les informations circuleront de manière plus fluide entre les mairies, les écoles, les services d’assistantes maternelles et les crèches. Plus qu’une évolution, une véritable révolution. Les PME bénéficieront de leur côté d’e-outils, à l’image de ce simulateur de coût d’embauche. « Simplifier pour gagner en compétitivité et faire avancer l’économie », prônait Manuel Valls lors de la présentation de ces mesures, le 3 février. Dans l’optique de promouvoir les entreprises innovantes, un autre simulateur sera mis en route, permettant, lui, de calculer le montant du crédit d’impôt recherche correspondant au projet éligible. Des dispositifs dématérialisés pour agir vite, pour faire simple, pour être efficace.
Et si l’administration se mettait au diapason ? C’est le souhait du Premier ministre qui rêve d’« un Etat plus réactif au service de nos citoyens ». Ces derniers, mithridatisés contre toutes ces lourdeurs administratives, jugeront sur pièces, même si l’annonce d’une simplification du langage (jargon ?) administratif demeure porteuse d’espoir. Promis, pour tout comprendre, vous retrouverez prochainement sur les sites de l’administration un lexique et des traductions. Bon, c’est pas gagné !
Eux avaient le cœur léger et l’esprit festif. Eux ? Ce sont les conscrits de Villefranche dont la vague a déferlé rue Nat’, dimanche dernier. Plus de 300 participants ont bravé la pluie, lançant des réjouissances qui irrigueront le territoire du Beaujolais dans son ensemble, comme en attestent les multiples vagues programmées de Lancié (6 février) à Saint-Julien (21 février), par exemples. De quoi vous guérir du… vague à l’âme !

L.O

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