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Nouvelle saison bigarrée à la Maison de la Danse

Fidélités et coups de cœur composent une saison haute en couleurs et placée sous le signe du savoir à la Maison de la Danse. Dominique Hervieu poursuit patiemment son travail de décloisonnement des genres et des pratiques, avec cette nouvelle affiche qui mêle habilement les propositions très accessibles et d'autres plus pointues.
Nouvelle saison bigarrée à la Maison de la Danse
Duan Ni - Le Tao Dance Theater

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Le fil conducteur est tout trouvé avec l'exposition " Corps rebelles " qui marque la collaboration entre la Maison de la Danse et le Musée des Confluences. En effet, celui-ci accueille l'exposition sur l'histoire de la danse contemporaine concoctée par le Musée de la civilisation de Québec, largement remaniée pour son arrivée sur le sol français, par Agnès Izrine, spécialiste de la question et auteure de l'ouvrage paru aux éditions L'Arche La danse dans tous ses états. Ainsi la saison, où les compagnies étrangères sont particulièrement à l'honneur, est traversée par un vent d'histoire et de découverte.
Année de Biennale oblige, la saison s'ouvre avec huit spectacles de cette 17e édition, dont le formidable FLA.CO.MEN d'Israel Galvan, créé en 2014 pour la Biennale de Séville, la création de Jean-Claude Gallotta accompagné d'Olivia Ruiz et celle d'Alain Platel, Mahler Projekt. Déjà tout un programme qui sera suivi d'une brassée de bonnes surprises comme la dernière production de Système Castafiore créée en résidence ici même, le dernier opus de Sidi Larbi Sherkaoui au plateau ou la venue de Crystal Pite, et plein d'autres choses encore. Notamment un archipel consacré à l'inévitable Angelin Preljocaj et la reprise de l'un de ses chefs d'oeuvre, Roméo et Juliette (créé pour le Ballet à l'Opéra de Lyon en 1990). Également au menu de cet archipel, sa dernière création L'extraordinaire aventure et une soirée Duos, choisis parmi sept pièces du chorégraphe installé à Aix-en-Provence. Autre moment de célébration, les 20 ans de la compagnie Käfig, bruyamment fêtés avec trois spectacles dont l'oubliable Pixel (très réussi visuellement mais creux comme une coquille de noix) et le très beau Agwa. Le festival La Maison sens dessus dessous affiche une programmation franchement réjouissante par sa vitalité et ses propositions tous azimuts résolument tournées vers l'international, dont la dernière pièce de Serge-Aimé Coulibaly Kalakuta Republic, l'incroyable Samedi Détente de la chorégraphe Dorothée Munyaneza, l'Éloge du puissant royaume d'Heddy Maalen, une variation autour du KRUMP (danse urbaine née après les émeutes de Los Angeles dans les années 90). Sans parler de la création de l'artiste grecque Patricia Apergi et du travail de Ashley Chen et Philip Connaughton. On se réjouit d'avance de revoir Jérôme Bel ou Sankaï Juku mais surtout notre curiosité est attisée par les images du Tao Dance Theater, nouvelle figure de proue de la danse contemporaine chinoise qui donne à voir une danse épurée à la rigueur martiale absolument bluffante. Créée en 2008, cette compagnie foulera pour la première fois les planches lyonnaise après avoir déjà été acclamée à Singapour, Londres et New-York. À découvrir !

www.maisondeladanse.com

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