AccueilEconomieServicesNotre série d'été : La Part-Dieu, quartier des affaires

Notre série d'été : La Part-Dieu, quartier des affaires

Lorsqu’en 1967, le maire de Lyon, Louis Pradel, acquiert un terrain de 28 hectares et d’anciennes casernes militaires, d’où l’on « partait à Dieu », il projette l’implantation d’un vaste ensemble de 2 000 logements, deux tours de bureaux, une gare, des espaces culturels et un centre commercial.

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Plusieurs projets se succèdent. Les belles idées du départ s’étiolent. La SNCF se retire, dans un premier temps, du quartier. L’architecte en chef, Charles Delfante, défend un ensemble culturel cohérent, soutenu par André Malraux, le ministre de la Culture de l’époque. Désordonné, le projet se construit pourtant quelques années plus tard sans une réelle unicité.

Une gare sera bien édifiée mais pour accueillir quelque 30 000 voyageurs par jour. L’Auditorium de Lyon et la Bibliothèque occuperont des lieux distincts, sans liaison évidente. Le centre commercial, inauguré en 1975, constitue événement européen. Ses 127 000 m2 lui décernent le titre de plus grand centre commercial de centre-ville en Europe à sa création. Une seule tour, le célèbre Crayon, se dressera dans les années 70. De façon un peu disparate sur le plan architectural, le quartier se déploie. Les Trente-Glorieuses se caractérise par le tout béton, en oubliant parfois les lieux de vie.

Nouveau point de vue

Pour restructurer le quartier, Gérard Collomb et ses équipes ont fixé un cap : passer d’un urbanisme de dalle à un aménagement facilitant la mobilité. La difficulté repose sur le renforcement de son positionnement économique, tant sur le plan immobilier, que pour la population, tout en amenant plus de fluidité dans les échanges et en laissant davantage de place aux espaces verts. Bref, en rendant le quartier à ses habitants. Le rapport entre surfaces dédiées au logement (250 000 m2) et aux immeubles de bureaux (+ d’1 million de m2) est de 1 à 4. Un rapport conservé dans le projet en cours. « D’ici 2030, le quartier comptera 50 % de surface de bureaux en plus et 60 % de surface de logements », expose Ludovic Boyron, directeur de la SPL Lyon Part-Dieu depuis sa création en janvier 2015.

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Lire la suite de notre dossier dans le Tout Lyon Affiches n° 5162 du 18 juillet 2015

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