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Nathalie Aulnette : faiseuse de rêves

Elle n’est ni médecin, ni psychologue.

EconomieServices Publié le ,

Et elle n’est pas issue du groupe à l’origine de la fondation qu’elle pilote. Nathalie Aulnette est une femme de terrain, qui a fait ses armes pendant 18 années consacrées au bénévolat, de l’accueil des nouveaux arrivés aux visites aux personnes en fin de vie dans les hôpitaux d’Aix-en-Provence, de ses rencontres et son travail avec les sans abri de Rouen à la présidence de Stockholm Accueil, une association accueillant les femmes expatriées. C’est au retour de cette expérience de cinq ans que la Lilloise d’origine pose ses valises à Lyon, « pour un rapprochement familial mais aussi parce que j’y avais déjà vécu avant de partir en Suède », précise-t-elle. Sans trop de réseau, cette diplômée d’une école de commerce, qui avait travaillé dans l’étude de risque sur les crédits des professions libérales en début de carrière, s’active, fait preuve d’audace – « mes rencontres de la chance », souligne-t-elle – et finit par être mise en relation avec Apicil, une entreprise dont « les valeurs paritaires et mutualistes me correspondent ». Retenue, elle prend les rênes de la fondation en juin 2006 et commence par ce qu’elle sait faire : être à l’écoute. Elle suit les conseils de ses alter ego d’autres fondations et adopte leurs bonnes pratiques. Aujourd’hui, une fois le dossier réceptionné, généralement rempli en ligne, elle contacte directement le chef de projet, par téléphone et/ou de visu, remplit sa grille de critères, soumet son rapport au conseil scientifique, qui émet son avis, transmet cet avis au conseil d’administration qui valide – ou pas – le dossier. La Fondation ne retient pas tous les projets qu’elle reçoit – elle finance en moyenne 80 des 150 dossiers reçus par an – mais Nathalie Aulnette tient « à donner des coups de pouce à ceux qui ont été validés scientifiquement mais recalés ». Les projets soutenus se rapportent tous à la douleur, qu’ils soient liés à la recherche, l’innovation, la formation, la mise en avant de techniques alternatives, comme l’hypnose, pour détourner la douleur, ou le financement de postes de socio-esthéticiennes ou de psychomotriciennes. Avec en ligne de mire, la pérennité des postes « au-delà du financement de la fondation ». Elle oeuvre également en direction du grand public en organisant une fois par an une grande conférence réunissant au moins 500 personnes, avec des intervenants « réputés, experts et bons orateurs » et lance des appels à projets quand elle estime qu’une discipline mériterait un coup de projecteur …

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