AccueilActualitéNaïs Pirollet, candidate lyonnaise au Bocuse d'Or : "Je veux aller au bout de moi-même"

Naïs Pirollet, candidate lyonnaise au Bocuse d'Or : "Je veux aller au bout de moi-même"

Après avoir remporté les Bocuse d'Or Monde en septembre 2021 à Lyon en tant qu'équipière de Davy Tissot, la jeune cheffe Naïs Pirollet se lance sous sa propre toque vers le même objectif. Seconde étape avec les Bocuse d'Or Europe en avril à Budapest.
Naïs Pirollet, candidate lyonnaise au Bocuse d'Or : "Je veux aller au bout de moi-même"
© Julien Bouvier / © Alexandra Battut

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Diplômée de l’institut Paul Bocuse en 2017 en étant major de sa promotion, la jeune cheffe lyonnaise Naïs Pirollet a directement commencé à travailler au restaurant d’application gastronomique Saisons à Ecully auprès du chef Davy Tissot. Elle a ensuite poursuivi son chemin auprès du chef étoilé David Toutain à Paris pendant deux ans.

En 2020, le chef Davy Tissot lui a proposé de rejoindre la team France à ses côtés dans l’aventure du Bocuse d’or 2021. Une expérience inoubliable qui lui a donné envie de se lancer dans sa propre aventure cette année. Et après avoir triomphé de la sélection France, Naïs Pirollet - originaire de Briançon - défendra ses chances aux Bocuse d'Or Europe à Budapest les 10 et 11 mai. Rencontre.

Il y a quelques mois, vous avez pu assister Davy Tissot lors de son sacre au Bocuse d’Or monde, quels souvenirs retenez-vous de cette belle expérience ?

C’est une expérience qu’on vit à 100%. J’ai énormément appris pendant ces deux ans. J’étais responsable Recherche et développement autour des recettes. Avec le contexte du Covid, il a fallu tenir sur la longueur. On a beaucoup donné mais aussi beaucoup appris, c’est une chance de participer à ce concours, de rencontrer tous ces chefs.

On apprend à la vitesse de la lumière. La victoire a été un moment très fort. On était attendu. Le chef a ramené le Bocuse d’Or à la maison. C’était magique ! J’étais tellement heureuse pour lui, pour l’équipe...

C’est une grande responsabilité de porter les couleurs de son pays et j’en suis très fière !

Vous allez cette fois-ci participer au Bocuse d’Or en avril à Budapest avec la compétition européenne et en tant que chef. Quelles sont vos ambitions ?

C’est mon premier concours international. C’est une grande responsabilité de porter les couleurs de son pays et j’en suis très fière ! Je veux donner le meilleur de moi-même, aller au bout des choses en prenant du plaisir. Je me suis entrainée sans relâche avec ma coach officielle Tabata Mey et mon commis Cole Millard. Je veux juste que le jour J notre travail soit à la hauteur de notre engagement à tous depuis des mois.

Les Bocuse d'Or, un monde unique et une expérience précieuse

Même si vous n’occupiez pas le même poste lorsque vous aviez secondé Davy Tissot, est-ce que cette expérience peut vous avantager ? Ou au contraire vous mettre un peu plus de pression ?

Pendant deux ans, j’ai eu la chance de m’imprégner du concours, de comprendre son fonctionnement et ses rouages, d’acquérir un état d’esprit pour toujours aller plus loin. Cette expérience est précieuse.

Aujourd’hui, je suis dans le box pour vivre ma propre aventure et écrire la suite de l’histoire. Je ne pense pas avoir plus de pression que les autres candidats. On est dans un concours, à égalité avec tout le monde. Nous aurons tous le même temps pour nous exprimer et montrer de quoi nous sommes capables.

"La préparation est aussi bien physique que mentale"

Les Bocuse d’Or d’Europe sont cette année organisés en Hongrie. Est ce que vous pouvez nous en dire plus à propos de ce qui vous est demandé et comment vous vous êtes préparée à cette compétition ?

Le Bocuse d’or Europe a lieu à Budapest. On a 5 h 30 d’épreuve non-stop pour réaliser une assiette végétarienne autour de la pomme de terre hongroise et un plateau sur le thème du chevreuil, deux produits emblématiques de la cuisine locale.

On a fait plein d’essais et ensuite on a enchainé les blancs. Débrief et dégustation puis on recommence, on améliore, on peaufine pour ne rien laisser au hasard. Je m’entraine dans les conditions du réel. Chaque geste compte et toutes les actions sont minutées. La préparation est aussi bien physique que mentale. C’est un travail d’équipe.

Une grande partie des pays européens vont proposer un talent gastronomique. Selon vous, quels seront les chefs et les pays favoris de cette édition 2022 ?

C’est un concours, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Les pays nordiques sont toujours très attendus, mais pour moi on est tous sur la même ligne de départ. Nous aurons tous 5 h 30 pour montrer notre savoir-faire, notre technique et notre créativité. On sera jugé sur le goût, la manière dont on travaille, l’esthétisme… Que le meilleur gagne !

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