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myCO. : l'Internet autrement

myCO. : l'Internet autrement
L.O - Arnaud Blanchard, CEO de myCO et Michel Garcia

EconomieServices Publié le ,

Quelle réflexion a donné naissance à myCO. ?

Partout dans le monde, la dépendance aux réseaux sociaux et à Internet s'accroît. Dans certains pays et pour certains citoyens, cette dépendance est totale. Il faut dire que tout est conçu pour que l'addiction soit forte. Au sein de la direction de Google, on entend souvent cette phrase : « La vie privée est une anomalie ». C'est symptomatique. Entre ce modèle américain, où de surcroît l'on monétise vos données, et souvent à votre insu, et le modèle des plateformes chinoises qui contrôlent tout à 100 %, il manquait une alternative. C'est ça myCO. Une alternative européenne, bienveillante et respectueuse de vos libertés et de vos données.

La baseline est explicite (ndlr : « Reprenez le contrôle de votre vie numérique »). Mais que renferme exactement myCO. ?

Notre modèle doit effectivement permettre à chaque utilisateur de « se réapproprier » Internet, librement, tout en maîtrisant ses données. Il existe de multiples outils. Tout d'abord un navigateur, le premier respectueux de la vie privée des internautes, qui offre en standard un VPN (ndlr : virtual private network) sécurisé et intègre un haut niveau de protection : une navigation invisible – l'anonymat est total, aucune trace n'est laissée, ce qui est bien utile par exemple pour obtenir le bon prix d'un billet d'avion (sourire) ; une navigation protégée puisqu'aucun échange de données à l'insu de l'internaute n'est effectué, les publicités et intrusions malveillantes sont bloquées. Outre le navigateur, il y a la plateforme myCO., véritable boîte à outil au service de votre vie numérique. Cette plateforme collaborative permet des échanges en toute confidentialité. Partage de documents, de photos, de contacts, de calendriers, mise en place de cagnottes, messagerie instantanée, nouvelle adresse mail sécurisée, non polluée et gérée en France, ainsi nous sommes certains que la data est sous contrôle… Les sociétaires ont donc tous les outils digitaux concentrés sur leur plateforme pour gérer leurs projets personnels.

Vous employez le terme de « sociétaires ». Décryptez-nous la forme juridique de votre structure ?

La structure devait être en corrélation parfaite avec le projet. Une structure qui ne soit pas rachetée, à terme, par Google ou Facebook ou autres. Nous avons opté pour la coopérative, entité inaliénable statutairement, forgée sur le principe de la démocratie avec une gouvernance partagée. Ce modèle disruptif est à ma connaissance une première en France et même en Europe, voire mondiale ! L'idée forte était de concevoir une structure pérenne, assurant la protection et la bonne gestion des données des internautes. Pour devenir sociétaire et profiter des services de myCO., il suffit d'investir 10 €, soit le prix d'une part sociale. J'aime à dire que dix euros, c'est le prix d'une liberté retrouvée !

Avez-vous des velléités de développement de cette coopérative ? Y compris à l'international ?

Notre structure est lyonnaise (ndlr : les équipes, composées d'une dizaine de développeurs, d'un CTO, d'un responsable marketing et d'un CEO, sont basées place des Terreaux) et nous en sommes fiers. Mais il est vrai que nous avons une vision à l'international et des ambitions pour monter une coopérative dans divers pays. C'est la raison pour laquelle on retrouve le « my » anglais dans la dénomination. Le développement se fera au départ en France. Aujourd'hui, nous comptons 2 000 sociétaires. L'objectif est d'en dénombrer 40 000 fin 2018.

Des chiffres pour comprendre myCO.

- 7 Français sur 10 considèrent qu'aujourd'hui la confidentialité de leurs données personnelles sur Internet n'est pas correctement assurée

- 77 % se déclarent inquiets sur la manière dont les GAFAM utilisent leurs données personnelles

- 71 % des Français sont prêts à utiliser des services alternatifs à ceux délivrés par les GAFAM

- 90 % des Français, en 2017, se disent préoccupés par la protection de leurs données personnelles en ligne

- 1 Français sur 3 a déjà essayé d'effacer des données personnelles sur la toile ; 6 sur 10 chez les 18-24 ans

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