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Musiques en Scène s'amuse avec Michel van der Aa

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Musiques en Scène s'amuse avec Michel van der Aa
D.R. - Une battle de smartphones

Pendant trois semaines, la métropole lyonnaise va vivre au rythme d'une biennale, ludique et créative, ouverte à un large public, sur le thème du divertissement. Un « Divertissement 2.0 », pour le plaisir.

Le succès des Biennales de la danse et d’art contemporain occulte la 3e biennale lyonnaise, Musiques en Scène, concoctée depuis trois éditions par Damien Pousset. En 2014, les différents rendez-vous avaient attiré quelque 40 000 personnes, preuve de la pertinence d’un festival à l’écoute du monde d’aujourd’hui et d’une stratégie de partenariat avec la plupart des institutions culturelles du territoire métropolitain, en tête l’Auditorium et le Musée des Confluences.

Cette année, Musiques en Scène invite le public à se divertir, et pas seulement en participant à des concerts, flash-mobs ou battles de smartphones (le 6 mars à l’Auditorium, le 22 mars devant l’hôtel de ville de Saint-Etienne) ou autres expériences « sensorielles » autour de la musique, « un art du temps, rappelle Damien Pousset. Or les spectateurs ont de plus en plus de mal à se plier au temps long des œuvres ». D’où l’idée de multiplier les formes courtes et d’explorer des formats plus intimes comme les concerts d’appartement, que la SNCF déclinera dans quelques-uns de ses wagons.

Tout sur Michel van der Aa

Musiques en Scène offre une large palette de propositions, mêlant musique, théâtre, danse, vidéo  et arts plastiques. Compositeur invité pour cette édition, Michel van der Aa, un maître des arts numériques que l’Opéra de Lyon a invité à deux reprises. Adepte de la pluridisciplinarité, cet artiste néerlandais de 45 ans a étudié le son au Conservatoire de La Hague, la guitare avec Antonio Pereira Arias, la composition avec Louis Andriessen, la réalisation au New York Film Academy et la mise en scène au Lincoln Center Theater. La fusion de ces expertises lui permet aujourd’hui d’élargir les horizons de la création.

A l’exception de Lyon, où ce compositeur, vidéaste et metteur en scène a présenté After life (2010) et Le Jardin englouti (2014) à l’Opéra, Michel van der Aa est absent de la scène française. Et cette année encore, la biennale répare cette injustice en lui confiant la création du Livre de l’intranquilité, d’après le chef-d’œuvre de Fernando Pessoa, un spectacle de théâtre musical pour comédien (Eric Challier), orchestre (Orchestre des Pays de Savoie) et film, réalisé par Michel van der Aa qui a aussi signé la partition. Cette création mondiale est à l’affiche du théâtre de la Renaissance les 3 et 4 mars.

Il intervient dans le ciné-concert de l’ONL, consacré aux Tableaux d’une exposition de Moussorgski sur des images du mangaka japonais Osamu Tezuka. Lui encore au programme du concert multmédia donné par l’Ensemble Orchestral contemporain de Daniel Kawka à Villefranche, du rendez-vous musical et sportif des Percussions Claviers de Lyon au Musée des Confluences et des concerts symphoniques, interprétés par l’orchestre du CNSMD de Lyon à Rillieux-la-Pape et à Décines.

 Les classiques du contemporain

 Résolument grand public, hyperconnectée sur les nouveaux comportements et les objets nomades qui instrumentalisent nos désirs, la biennale reste aussi un curseur de la création contemporaine et de l’expérimentation. En ouverture, le Japonais Ryoji Ikeda plongera les spectateurs dans un espace déréalisé  (Musée des Confluences, le 1er mars). Sylvain Groud et la compagnie Mad invite 250 danseurs amateurs à se produire sur Music for 18 musiciens de Steve Reich (Auditorium, le 5 mars). Le Quatuor Diotima jouera Hosokawa Ravel et Farrago (Amphithéâtre de l’Opéra, le 9 mars). A la Renaissance, le 18 mars, le Danois Simon Steen-Andersen détourne le grand répertoire avec un irrespect irrésistible. Ondrej Adamek dévoilera son « airmachine », instrument polymorphe activé par l’air, soufflé ou aspiré, sorte sorte d’orgue contemporain (10 mars, Musée des Confluences). Il s’agit de la face émergée d’un iceberg musical qui fait écho aussi à 8 installations originales, réunies sous l’intitulé « Vanités », réparties dans les musées de la Métropole. La multiplicité de ces  propositions ouvre le champ de tous les possibles à tous les publics qui ont... quelque chose entre les oreilles.




Fabien RIVIER
Journaliste

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