AccueilCultureExpositionMusée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne : des expos en cascade

Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne : des expos en cascade

C’est le moment d’aller faire une petite virée au Musée d’art moderne et contemporain (MAMC+ pour les intimes !) de Saint-Étienne.
Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne : des expos en cascade
Andy Stagg - Ma Sa i a ly e a se – de Thea Djordjadze Vue de l’installation, South London Gallery, Londres, 2 octobre – 29 novembre 2015

CultureExposition Publié le ,

Au programme au Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne, trois expositions conséquentes qui résument assez bien l’esprit de ce musée fonctionnel, construit au départ comme un supermarché (normal, l’architecte était le fils de Pierre Guichard, fils d'un des fondateurs de l’enseigne stéphanoise, Casino), un musée ancré dans l’histoire de l’art du XXème siècle et en prise avec le présent et le futur.

Le public curieux peut ainsi découvrir une artiste géorgienne assez peu connue en France, Thea Djordjadze. Le titre de son accrochage, Se souvenir et témoigner, est aussi énigmatique que son travail qui se déploie sur 650 m2 dans 5 salles.

Sculptrice, elle déploie son art dans l’espace même d’exposition, construisant la propre architecture de ses œuvres au fil des salles qu’elle n’a eu que deux semaines pour appréhender. C’est qu’elle veut laisser une part d’imprévisible tant dans les œuvres que dans leur réception par le visiteur. "Tout ce qui lui donne une impression de stabilité l’empêche d’avancer", explique Aurélie Voltz, la directrice du musée et commissaire de l’exposition, qui suit le travail de Thea Djordjadze depuis une quinzaine d’années.

Et c’est vrai que le public pourra être dérouté par ces installations en équilibre qui redécoupent l’espace, le recomposant à l’infini pour convoquer un imaginaire. Comme cette échelle de meunier découpée qui peut évoquer l’alphabet géorgien ou une autre écriture ou une composition purement abstraite.

Jouant entre forme et fonction, elle cherche à déconcerter, tentant de réveiller une mémoire des objets et des matières, de réactiver une énergie nouvelle des œuvres dans un espace singulier.

La notion d'art autodidacte interrogée au Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne

À l’instar des deux autres formidables expositions L’énigme autodidacte et Double Je/donation Durand-Dessert &collections du MAMC+ qui sont visibles actuellement, la première jusqu’au 2 avril et la seconde jusqu’au 18 septembre.

Conçue par Charlotte Laubard, professeure à la HEAD-Genève et responsable des arts visuels, L'énigme autodidacte embrasse un demi-siècle d’art moderne tout en interrogeant la notion d’art « autodidacte », une question qui taraude le monde de l’art depuis un certain temps. Vibrante et passionnante, elle rassemble environ 200 œuvres puisées dans les collections du musée, mais pas seulement.

Les dessins d’Adolf Wölfli se télescopent avec les peintures d’Yves Klein, l’installation de Sophie Calle Les dormeurs voisine avec la maquette du génial Palais idéal du facteur Cheval, nouant les deux dans un rêve étrange !

Des correspondances surgissent, les images, les formes et les couleurs se répondent, comme aurait pu l’écrire le poète, et c’est magique !

Thea Djordjadze, jusqu’au 15 mai; L'énigme autodidacte, jusqu’au 3 avril; Double Je/donation Durand-Dessert &collections, jusqu'au 18 septembre. www.mamc.saint-etienne.
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