AccueilArt de vivreGastronomie / VinsMuriel Ferrari, l'une des dernières mères lyonnaises !

Muriel Ferrari, l'une des dernières mères lyonnaises !

Muriel Ferrari, l'une des dernières mères lyonnaises !
Photo : Michel GODET

Art de vivreGastronomie / Vins Publié le ,

Cette maison est bel et bien un véritable bouchon lyonnais, inféodé à aucune association éponyme ! L'authenticité du lieu, de la décoration, de l'ambiance, de la patronne Muriel Ferrari et surtout de la carte typiquement d'entre Rhône et Saône vaut son pesant de gratons. Artisans, ouvriers, habitués, gones et autres étrangers « qui ne sont pas de Lyon » (Japon, Guatemala, USA…) s'y retrouvent régulièrement pour s'attabler dès potron-minet et s'y apostropher d'une table à l'autre.

Seule au piano comme en salle, l'érudite Muriel mène son bouchon d'un service attentionné, diligent, avec une généreuse gourmandise. Et pourtant, pour « celle qui a mal débuté dans la vie et ses vicissitudes », qui a cessé de « bricoler » et de « braconner », le pari n'était pas gagné lors de sa reconversion et installation au tout début du siècle, dans une ancienne épicerie-comptoir de 1902.

Du côté de la table, et c'est bien là l'essentiel, authenticité et générosité sont de mise avec des produits simples, de qualité et surtout bien cuisinés. Les entrées de saison se nomment melon-salade-jambon cru, terrine de foies de volaille maison, salade de harengs voire de pieds de veau.

D'emblée les lyonnaiseries militantes sont au rendez et savent vous mettre en appétit pour suivre avec des rognons-champignons fort goûteux, des tripes lyonnaises, une blanquette de veau ou sa tête bien dégraissée et peu gélatineuse ; sans oublier de temps en temps quelques spécialités, pour ne citer que les grenouilles, le poulet écrevisses et, plutôt rare à Lyon, la bouillabaisse aïoli. Last but not least : les périodiques mâchons du matin avec force lyonnaiseries.

Les desserts jouent également la carte de la simplicité gourmande, pour ne citer que cette familiale tarte aux pêches de saison ou encore la traditionnelle tarte à la praline.

Pour nous, Muriel est une incontournable artiste qui a su se remettre dans le droit chemin, celui de la cuisine comme on l'aime, de la sculpture sur argile mais aussi de l'écriture : Je voulais vous dire, son autobiographie préfacée par Edmond Vidal, et Le bouchon d'une Mère lyonnaise » (carnets de recettes).

Ajoutez à cela des prix doux (15 € les trois plats à midi, 20 € le soir), la gentillesse naturelle d'une femme qui a subit les affres de la vie, et vous ferez vite vôtre cette adresse.

Café des Artisans

116 bis, rue du Dauphiné - Lyon 3e

Tél. 04 78 53 20 12

Ouvert tous les jours

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