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Molière et les écus

Ludovic Lagarde met en scène « L'Avare », un personnage pour qui l'argent justifie la violence, les humiliations et le trafic d'êtres humains.
Molière et les écus
© Pascal Gély

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Harpagon, qui ne vit que pour et par son or, se méfie de tout le monde. En premier lieu de ses propres enfants qu’il se verrait bien enterrer. Et il y a de quoi, entre un fils dépensier et fille amourachée de son sauveur, une intrigante qui vient solliciter sa bourse, une Marianne affranchie après dix ans d’esclavage, des valets incertains, il ne se sent pas en sécurité. Parmi toutes les pièces de Molière, L’Avare est sans doute, avec Tartuffe, la plus connue, la plus visitée aussi. Certains éclairent le côté sombre, d’autres se contentent d’une lecture au premier degré où transpirent les réminiscences de la commedia dell’arte.
Pour le metteur en scène Ludovic Lagarde, son Avare garde un oeil sur son fusil. « L’argent n’a plus de valeur d’usage. Il semble être devenu l’objet d’un culte mortifère. Tout peut lui être sacrifié, puisque rien d’autre ne compte, rien ne vaut, plus rien n’a de prix... rien que l’argent, justement ». Pour Harpagon, l’argent justifie tout : violence, trafic d’êtres humains, humiliations de ceux qu’il avilie. Ni perruques, ni chandeliers, l’action de déroule à l’arrière d’une maison bourgeoise, sorte d’entrepôt où s’amassent les marchandises, en containers et cartons.


TNP, du 17 au 21 février

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