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Mixel : agitateurs de projets industriels depuis 50 ans

le - - Entreprise de la semaine

Mixel : agitateurs de projets industriels depuis 50 ans
Photo DR - Siège de la société Mixel à Dardilly

Créée en 1969, l'entreprise s'est imposée sur le marché des agitateurs industriels. En France mais aussi à l'international et notamment en Asie, où Mixel dispose d'une unité industrielle et de deux filiales commerciales.

A la tête de Mixel, dont le siège et le principal site de production sont installés à Dardilly, depuis 1990, après en avoir été le responsable export, Philippe Eyraud est un homme de l'international. Pas étonnant, dans ces conditions, qu'il ait érigé le développement de l'entreprise hors des frontières nationales au rang de priorité. Une stratégie qui porte ses fruits, puisque le marché français, où il fait néanmoins figure de leader, ne représente plus que 40 % de son activité globale (10 M€ de chiffre d'affaires en 2018). « Et encore, certaines des affaires signées avec des groupes français sont en fait destinées au grand international », précise-t-il.

S'il n'est pour l'heure que son deuxième marché, le continent asiatique ne cesse en revanche de prendre de l'importance dans le business de Mixel. « Cela représente entre 30 et 35 % de notre activité et le seul marché chinois totalise désormais 20 % de nos ventes », poursuit Philippe Eyraud. Une progression avant tout due à la démarche proactive qu'il a initiée à partir de 2005, en installant une unité de production et une filiale commerciale à Pékin. « C'est parce que nous sommes présents physiquement là-bas que nous avons une telle place sur ce continent », affirme-t-il d'ailleurs.

Pour conforter ses positions en Asie, le dirigeant de Mixel a fait un pas supplémentaire dans son immersion sur le continent, en 2016, avec l'ouverture d'une filiale commerciale à Ho Chi Minh Ville, au Vietnam. Cette nouvelle antenne a pour vocation de couvrir l'ensemble de l'Asie du Sud-Est. Un projet ambitieux, qui prendra du temps. « Il faut compter 3 / 4 ans environ pour qu'une filiale commerciale commence à générer du chiffre d'affaires de façon significative. Il y a tout un travail de notoriété à créer dans la zone pour se faire connaître et se faire référencer, sauf si c'est une zone où l'on est déjà très bien implanté et que la filiale commerciale se substitue à une autre forme de commercialisation. Et puis c'est très long de conclure une affaire », analyse Philippe Eyraud.

En Asie comme sur les autres territoires où l'entreprise travaille, c'est désormais le marché de l'environnement qui porte la croissance. « C'est en effet un de nos marchés phares aujourd'hui », confirme-t-il. Un marché porteur, qui doit représenter 35 % du chiffre d'affaires global de Mixel, suivi de la chimie et de la pharmacie / cosmétique, qui constituent les deux plus gros pôles industriels sur lesquels se penche l'entreprise. « L'agroalimentaire est un peu en retrait chez nous, ajoute enfin Philippe Eyraud. C'est un secteur d'activité où l'agitation est moins critique et les matériels commercialisés sont moins haut de gamme, moins pointus, sauf dans le sucre et le caramel où l'agitation est extrêmement importante et extrêmement sollicité. »

Philippe Eyraud : « Le Moyen-Orient recèle d'énormes potentialités »
Président de Mixel

Est-ce que vous envisagez d'ouvrir de nouvelles filiales commerciales dans un avenir proche ?

Non, pour le moment nous n'avons pas envisagé de nouvelle ouverture. Mais notre implantation au Vietnam est encore très récente et nous commençons juste à enregistrer les premières retombées commerciales.

Est-ce le signe d'une volonté de vous focaliser un peu plus sur la France pendant un temps ?

Non, pas du tout. L'international reste une ambition majeure pour Mixel. Simplement, pour le moment, pour atteindre nos objectifs nous continuons à développer la démarche directe, avec des agents dans certains pays et en nous déplaçant nous mêmes pour développer l'export. Il y a beaucoup de pays où nous travaillons en direct, parce que nous sommes connus et que nous récupérons des appels d'offres directement au siège.

Est-ce qu'il y a des pays ou des territoires sur lesquels vous n'êtes pas du tout présent et que vous comptez cibler ?

Tout le monde parle de l'Afrique, où nous ne sommes pas de manière proactive. Nous ne faisons pas de prospection, parce que le marché n'est pas assez mature. Il n'y a pas assez d'industrie qui se développe sur ce continent et l'environnement n'est pas encore une priorité. Cela ne signifie pas que nous ne travaillons pas sur ce continent, mais nous limitons notre démarche à répondre aux demandes qui nous sont faites. En revanche, nous allons travailler encore plus la destination Moyen-Orient dans son ensemble, même si c'est un territoire extrêmement complexe, car il y a énormément de choses à faire.




Jacques DONNAY
Journaliste

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