AccueilExpositionPeinture/Sculpture/Expo : Miro, honoré à Paris

Peinture/Sculpture/Expo : Miro, honoré à Paris

Peinture/Sculpture/Expo : Miro, honoré à Paris

CultureExposition Publié le ,

Joan Miro est né en 1893 à Barcelone. Après une formation dans sa ville puis une longue convalescence dans la ferme familiale de Mont-Roig, il décide en 1911 de se consacrer à la peinture. Entre des va et vient constants de Paris à Mont-Roig, Miro participe à la première manifestation surréaliste de 1925 en exposant des « Paysages imaginaires » et réalise dès 1928 des tableaux-objets et des collages. Mais la guerre civile espagnole (1936-39) l'oblige à rester à Paris. Il peint « Le Faucheur » pour l'Exposition Universelle de 1937. Dès son retour en Espagne il entreprend sa série des « Constellations », réalise ses premières sculptures et quelques céramiques. De 1956 à 1983 il travaille dans son nouvel atelier de Palma de Majorque où il réside. Il s'éteint à Palma le 25 décembre 1983.

Jeune Fille s'évadant 1967 – Bronze peint (fonte au sable) 168X38X59. Col. Part

Il est difficile de parler de l'art de Miro tant il est riche ! Son langage particulier, sa créativité, son style si personnel, le dynamisme de ses couleurs et la répétition de ses formes le rendent unique. Femme et oiseaux 1940). La femme, l'enfant, les oiseaux, les étoiles et la nature sont les thèmes qu'il aime traiter. Sa palette est très vive ; sur ses fonds monochromes se détache en noir tout un système de signes. Tout d'abord fauve, puis cubiste, il partage ensuite les préoccupations de ses amis poètes et écrivains en se plongeant littéralement dans un univers poétique et imaginaire, proche du surréalisme.

Le parcours chronologique de la visite est partagé en 16 séquences, chacune illustrant les thèmes et les périodes importantes du travail de Miro. Tout d'abord il se cherche et hésite entre liberté et académisme. Le « Nu debout » 1918 et « l'Autoportrait » 1919 ouvrent l'exposition. Puis quelques toiles « détaillistes » comme « La Ferme » 1921-22 ainsi que des peintures qui annoncent le surréalisme : « Le Carnaval d'Arlequin » 1924-25. L'univers imaginaire de Miro est poétique : « Chien aboyant à la lune » mais il se durcit avec la montée du fascisme et la guerre civile en Espagne dès 1936. Son angoisse perce dans ses paysages nocturnes aux couleurs sombres et contrastées : « Peinture-poème (Une étoile caressant le sein d'une négresse) » 1938.La salle voisine expose quelques tableaux de même format peints sur masonite (isorel) : « Groupe de personnages » 1938, ainsi que sa magnifique série des « Constellations » commencée en Normandie (Femme et oiseaux 1940), puis achevée à Palma de Majorque dès 1956. Un peu plus loin une belle mise en scène de céramiques (La Déesse » 1956) et surtout une salle réunissant les sculptures en bronze parfois peint, de couleurs flamboyantes et étonnement expressives et vivantes : « Jeune fille s'évadant » 1967 – « Femme assise et enfant »1967. La dernière partie de l'exposition présente les œuvres ultimes, celles que Miro a peintes avec fougue, en se servant parfois de ses doigts ou de ses poings, marchant même sur ses toiles : « Femme, oiseaux » 1973.

Joan Miro est cet artiste emblématique et singulier qui a posé sur le monde un regard optimiste et généreux. Il laisse une œuvre immense, lumineuse et magique.

Jusqu'au 4 février 2019

Légendes des visuels

-Tête de paysan catalan 1925. Huile et crayon sut toile 92X73 - Londres Tate Gallery

-Peinture (Oiseaux et insectes) 1938 – HST. Vienne. The Albertina Museum​

Peinture Oiseaux et insectes 1938 – HST. Vienne. The Albertina Museum

Femme devant le soleil 1942. Fusain, encre et aquarelle sur papier. Barcelone. Fondation Joan Miro

Brigitte Roussey

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