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MGI Coutier change de nom mais pas d'ambition

Créé en 1972, l'équipementier automobile MGI Coutier est progressivement devenu un acteur industriel majeur dans le département de l'Ain. Depuis Champfromier, où il a installé son siège social et une unité de production, il est parti à la conquête du monde. Une stratégie qu'il entend conforter en adoptant un nouveau nom, Akwel, qu'il estime plus lisible à l'international.
MGI Coutier change de nom mais pas d'ambition
Photo DR - Mathieu Coutier, président du groupe Akwel

EconomieIndustrie Publié le ,

Exit MGI Coutier, place à Akwel. Un demi-siècle après la création de l'entreprise familiale, Mathieu Coutier, son président, a décidé d'abandonner la référence au nom de famille des trois créateurs, son père et ses deux oncles en l'occurrence, pour adopter une identité plus facilement mémorisable à l'international. Équipementier systémier automobile de premier rang, l'ETI originaire de l'Ain est centrée sur deux domaines d'expertise : le management des fluides et les mécanismes pour l'industrie automobile et le poids lourd. Fort de ce savoir-faire, Akwel s'est imposé comme partenaire de confiance auprès de la majorité des grands constructeurs de la planète. Un groupe de 12 clients stratégiques, allant de PSA à Dongfeng, en passant par Renault, BMW et Volvo, dans lequel font défaut en revanche les numéro 2 et 3 du secteur, Toyota et Volkswagen.

Fruit d'une montée en puissance régulière, ce positionnement a conduit le groupe au milliard d'euros de chiffre d'affaires, pour la première fois de son histoire, en 2017. « Nous avons doublé de taille au cours des six dernières années, pour culminer à 1,02 Md€ l'année dernière. Nos prévisions nous portent désormais à 1,2 Md€ à l'horizon 2020. Le management des fluides représente 86 % de notre chiffre d'affaires, qui se répartit actuellement entre la France pour 35,7 %, le reste de l'Europe et l'Afrique pour 29,7 %, l'Amérique du Nord pour 22,4 % et la zone Asie / Moyen-Orient pour 10,5 % », détaille Mathieu Coutier.

Akwel, qui emploie aujourd'hui plus de 10 000 salariés sur 42 sites industriels à travers le monde, entend bien poursuivre cette logique de croissance, notamment à l'international. Les zones Europe / Afrique, d'une part, Asie / Moyen-Orient, d'autre part, sont en effet les plus porteuses désormais, avec des croissances respectives de plus de 20 % et de plus de 10 % en 2017. Pour entretenir cette dynamique, le groupe, dont le siège est toujours installé à Champfromier (01), prévoit d'ailleurs l'ouverture de nouvelles unités de production en Thaïlande, dès cette année, et en Bulgarie, en 2020. Ces projets viendront compléter un programme d'investissements particulièrement lourd en 2017, avec le démarrage de deux usines en Chine et d'une troisième au Mexique. « Le renforcement de notre présence en Asie constituera en effet la prochaine étape dans notre stratégie mondiale », confirme Mathieu Coutier. Avant de s'attaquer ensuite à Toyota et Volkswagen. « Toutefois, avant cela nous avons encore une très belle marge de progression avec nos clients actuels », conclut-il, évoquant un potentiel de 3 à 4 Md€ de chiffre d'affaires à terme.

Jacques Donnay

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