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Métropole de lyon : c’est parti pour la concertation de la ZFE

La concertation lancée autour de la zone à faibles émissions (ZFE) de la métropole de Lyon est inédite car elle intègre la Commission nationale du débat public (CNDP). Preuve que les élus métropolitains veulent soigner une démarche aux mille et uns enjeux.
Métropole de lyon : c’est parti pour la concertation de la ZFE
© DR - Les véhicules diesel ne pourront plus circuler dans une partie de la métropole de Lyon à partir du 1er janvier 2026

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Longue de 5 mois, la concertation sur le projet d’extension de la ZFE est officiellement lancée sur la métropole de Lyon. L’ambition de reconquête de la qualité de l’air, affichée par la majorité verte, nécessite donc une préparation minutieuse d’une démarche structurante dans la politique de mobilité déclinée Bruno Bernard. Le président de la métropole avoue « la complexité » du sujet, d’où l’intégration à cette concertation la CNDP, créée par la loi Barnier de 1995 et originellement destinée au renforcement de la protection de l’environnement. Cette autorité administrative indépendante, a donc dépêché deux « garants » qui encadreront cette période.

In fine, l’objectif est donc de maîtriser sur un périmètre donné les émissions de dioxyde d’azote, qui à 66 %, sont issues du trafic routier sur le territoire métropolitain. Dans le viseur de fait : la voiture. D’où la mise en place progressive depuis le 1er janvier 2020 et l’instauration de la ZFE, de vignettes baptisées « Crit’air » correspondant au niveau de pollution de chaque véhicule. Soit 6 catégories de véhicules, dont les seuls classés 0 et 1 pourront circuler dans la ZFE à partir du 1er janvier 2026. Une date qui sonne la fin progressive du diesel (classé Crit’air 2) sur le futur périmètre à définir à l’issue justement de la concertation.

 Si Bruno Bernard et son équipe ont déjà une vision assez claire de leur politique des mobilités en ville et en périphérie, ils estiment que « seuls, les élus ne peuvent pas tout faire ».

La concertation prévoit ainsi la mise en place d’un panel de 30 volontaires représentatifs des transports sur route du territoire. De quoi affiner encore plus les réponses concrètes que la métropole devra apporter face à une ZFE, aux effets coercitifs pour les usagers mais qui traduit selon les élus une urgence à réagir face aux enjeux climatiques inhérents aux grandes métropoles.

Proposer un cadre différencié selon le type de véhicule, définir un périmètre précis à Lyon et sa proche périphérie ainsi que des dérogations pour les professionnels, gérer les flux extra métropolitains, prévoir des contreparties financières face aux changements de véhicules induits… Autant de problématiques que la concertation, qui prendra fin le 5 février 2022, parviendra en partie à résoudre.

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