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Le métro E relancé par les élus de l'Ouest lyonnais

Le projet du métro E n'est pas enterré, c'est ce qu'a rappelé le 20 mai le collectif d'élus de l'Ouest lyonnais* qui compte bien convaincre le président du Sytral Bruno Bernard de la nécessité d'un tel chantier qu'ils jugent structurant pour la métropole de Lyon à l'horizon des 20 prochaines années.
Le métro E relancé par les élus de l'Ouest lyonnais
Tracé potentiel du projet de Métro E

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C'est une vision sur le long terme que portent les élus de l'Ouest lyonnais rassemblés autour du projet de métro E, qui relierait à l'horizon 2030, la Place Bellecour à Alaï (Francheville/Tassin-La-Demi-Lune).

"Cet enjeu de mobilité dépasse le simple contour de nos communes respectives. Il existe un destin commun à l'échelon de l'Ouest Lyonnais" explique le maire Tassin-la-Demi-Lune Pascal Charmot qui accueillait le 20 mai sur le fronton de sa mairie, 10 autres édiles de communes alentours.

Selon le collectif d'élus, il y a urgence à agir sans tarder et à rouvrir le dossier du Métro E, qui a fait l'objet d'une concertation publique en 2019 et à laquelle ont participé 5 000 personnes, avec près de 7 000 contributions.

Ce projet estimé à 1,2 Md€ d'euros serait une réponse structurante en matière de transport de masse pour un territoire "oublié" en mobilité. "L'Ouest lyonnais comptabilise plus de 200 000 déplacements domicile-travail par jour. Après l'abandon par l'Etat du contournement ouest lyonnais, et celui de l'Anneau des Sciences par la métropole de Lyon, il est urgent d'absorber le trafic local" explique Michel Rantonnet, maire de Francheville et élus au conseil du Sytral qui précise que "8 M€ ont déjà été dépensés dans des études pertinentes et 1,5 M€ dans la concertation".

Bien décidés à faire bouger les lignes, les élus de l'ouest lyonnais ne souhaitent par ailleurs pas opposer ce projet à celui de téléphérique urbain porté par Bruno Bernard, en tant que président de la métropole de Lyon, destiné aussi à désengorgé cette partie du territoire métropolitain.

"Ces deux projets sont complémentaires, mais celui du métro est majeur car c'est le seul à pouvoir déplacer entre 50 000 et 75 000 voyageurs (nombre estimé d'usagers par les études menées) par jour en limitant donc l'usage de la voiture et le temps de transport entre l'Ouest lyonnais et le centre ville de Lyon. (10 minutes, c'est le temps estimé entre Tassin et Bellecour en métro, contre 40 minutes en voiture). Et selon une étude du Sytral réalisée en 2015, 64 % des déplacements de l'ouest lyonnais se font en voiture" explique Véronique Sarselli, maire de Saonte-Foy-lès-Lyon.

Eviter la fracture territoriale et sociale

Autre argument en faveur du Métro E, l'équilibre du territoire métropolitain. « Il faut donner du sens et du corps à la mobilité pour une grande métropole telle que celle de Lyon. Le bus, le tram et le vélos sont des réponses marginales aux problématiques de transport » estime Etienne Blanc, Sénateur du Rhône et solidaire des élus de l'Ouest lyonnais.

Même solidarité pour Gérald Eymard, maire de Charbonnières-les-Bains, commune qui accueille notamment le campus du numérique. « Il faut se structurer autour de la mobilité, pour maintenir l'attractivité de notre territoire. Les métropoles, globalement, concentrent 30 % du PIB national et 27 % des emplois » argumente l'édile.

En attendant l'automne et un prochain conseil syndical du Sytral, dont le périmètre va évoluer au 1er janvier 2022, et durant lequel ce projet sera débattu à nouveau, les élus de l'ouest lyonnais vont poursuivre leur campagne de sensibilisation auprès de la population.

* Tassin-la-Demi-Lune, Sainte-Foy-lès-Lyon, Charbonnières-les-bains, Francheville, Craponne, mairie de Lyon 2e, Saint-Genis-les-Ollières, Grézieu-la-Varenne, Caluire-et-Cuire, Oullins et Chaponost.

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