AccueilActualitéSociétéMessidor sort de la crise avec des ambitions

Messidor sort de la crise avec des ambitions

Messidor sort de la crise avec des ambitions

ActualitéSociété Publié le ,

Le confinement a souvent été plus difficile à vivre pour certains salariés que pour d'autres. Ainsi, pour les personnes en situation de handicap psychique suivies par Messidor, les accompagnants, ou « job coaches » ont dû passer du temps au téléphone ou avec whattsapp auprès des travailleurs arrêtés :

« Cela passe par de la stimulation, du travail sur la résilience et la gestion du stress, nous les avons incités à sortir un petit peu pendant le confinement, commente Sophie Auvinet, job coach à Annecy. »

Messidor, basée à Lyon, et créée en 1945, accompagne aujourd'hui 1200 salariés en situation de handicap psychique dans le but d'insertion en milieu ordinaire.

Les personnes susceptibles de travailler, à partir de 16 ans, sont envoyées à Messidor le plus souvent par les MDPH (maison départementale des personnes handicapées).

Des critères de relative autonomie, d'adaptabilité minimum sont fixés. (Jean-Marc Collombier, notre photo)

L'association, qui a vocation « à devenir un prestataire de services, selon son président Georges Bullion » gère ce qu'on appelle les Esat ou établissements et services d'aide par le travail (ex CAT).

Un messidor dans chaque département français

La réouverture des Esat est autorisée par le gouvernement : « Nos restaurants ont réouvert, indique le directeur général Thierry Brun*, il subsiste des difficultés dans certains métiers, des usines de décolletage dans la vallée de l'Arve par exemple. » Messidor accompagne aussi beaucoup de salariés dans les métiers des espaces verts.

Si l'association n'a pas licencié, elle a tout de même dû avoir recours à un prêt garanti par l'Etat (PGE) à hauteur de 1,5 M€.

Avec un budget de plus de 30 M€, et plus de 230 accompagnants, Messidor a un pied dans le social et un pied dans l'économie : « Messidor sort de cette période avec 300 000 € de déficit en avril notamment, commente son directeur général, nous prévoyons 70% d'activité en juin, au total nous aurons perdu 2M€ dans cette période.

Nos charges augmentent et l'indemnisation du chômage partiel recule. Nous avons signé 300 contrat de travail en 2019, nous n'atteindrons pas ce chiffre en 2020. »

Néanmoins, Messidor présent en Auvergne-Rhône-Alpes et en Charente-Maritime affiche ses ambitions et espère vite un retour de l'activité d'un niveau normal : « Messidor insère en emploi depuis 45 ans des personnes souffrant de troubles psychiques en leur offrant un parcours de transition avec un vrai travail rémunéré, explique le président.

Les personnes choisissent des activités de service au contact de la clientèle dans des établissements de transition (ESAT ou EA) ou directement en entreprise avec le job coaching (emploi accompagné). Messidor met aujourd'hui, à disposition des gestionnaires d'établissements une franchise sociale destinée à essaimer le concept dans toute la France. »

*Thierry Brun faisant valoir ses droits à la retraite sera remplacé par l'actuel directeur adjoint Jean-Marc Collombier.

Partager :
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?