Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations économiques pour le département du Rhône

Mercedes-Benz : les joies de l'étoile sans émission de CO2

le - - Automobile

Mercedes-Benz : les joies de l'étoile sans émission de CO2

Déjà riche de 5 modèles micro-hybrides EQ Boost et de 3 hybrides rechargeables EQ Power, Mercedes-Benz lance à présent son premier modèle tout électrique : l'EQC 400 4Matic, mis à l'épreuve en lui faisant franchir quelques rudes cols dans les Alpes suisses voisines.

Avec un moteur électrique de 204 chevaux sur chaque essieu, ce grand crossover de 4,76 m de long, fort de 5 places habitables et d'un grand coffre de 500 litres, dispose de 408 ch et d'une transmission intégrale 4Matic lorsqu'ils travaillent en tandem.

Aux normes WLTP, réalistes, l'autonomie entre deux charges oscille entre 374 et 414 km. Gratuit 3 ans, le service Mercedes Me Charge permet d'accéder aux différents réseaux internationaux de recharge avec une seule carte de reconnaissance et une facturation centralisée. Et en planifiant son itinéraire sur le GPS (directement ou à distance avec un smartphone), le calculateur aide à gérer les déplacements, indiquant les arrêts et les temps de recharge conseillés, avec un plan B en cas d'imprévu.

Partageant sa plate-forme avec le GLC, au gabarit voisin, l'EQC dispose de batteries cellulaires au Lithium-ion de 80 kW qui l'alourdissent de 650 kilos, plus l'encapsulage et le refroidissement. La carrosserie qui l'habille, traitée en crossover coupé, se démarque des autres SUV Mercedes par ses formes douces et arrondies. Dans l'habitacle, soigné dans les moindres détails, la planche de bord arbore deux immenses écrans couleur de 26 centimètres de large chacun, à la pointe pour la conduite, la navigation et les services connectés, avec pilotage vocal.

Chez nous, l'EQC n'est livrable qu'en finition AMG Line, avec look sportif et dotation déjà complète (78 950 €). Que chapeaute, au lancement, une « Édition 1886 » (date où Daimler « invente » l'automobile), pour sa part « full options » (92 450 €).

Au volant de l'EQC 400 4Matic, on a le plaisir de rouler très silencieusement, comme les autres électriques, mais dans une ambiance de bord spécialement feutrée, statut premium oblige. Et sur le premier col abordé, le Sattelegg, étroit, tortueux et pentu, les 760 Nm du couple maxi n'ont aucune peine à mouvoir avec entrain les 2 495 kg de l'EQC (180 km/h maxi, 5,1 secondes au 0-100 km/h). Et si les trains, chahutés, restent rigoureusement contrôlés, il n'y a pas la moindre agilité sportive à en attendre, même en mode Sport. Mais à quoi bon sacrifier du courant alors qu'il s'agit plutôt de l'épargner ?

Le lendemain, batterie rechargée à bloc et leçon comprise, plus question de rouler autrement que « pied léger », en mode Confort et limites de vitesse respectées. Avec toujours ce grand plaisir d'avaler les bornes en silence. Mais passés les cols du Susten, puis du Grimsel, on réalise que l'autonomie indiquée par l'instrumentation fond comme neige au soleil dès que ça monte sévère ! Mais dans les Alpes, plus ça monte, plus ça descend fort aussi. Et là, il faut délaisser les freins pour jouer des palettes au volant, qui modulent la force de ralentissement du récupérateur d'énergie. Le conducteur attentif est vite payé de retour, car l'autonomie regagne de la distance.

Las, à 165 km du but, Milan, le verdict tombe : plus que 75 km d'autonomie au compteur ! Deuxième leçon : il aurait fallu être sur le mode Eco, qui empêche d'accélérer normalement, et même plutôt en Max Range, qui cale l'auto sur les limites de vitesse et bride toute initiative de conduite personnelle, sauf à insister en cas de danger. Et couper la climatisation aurait été encore mieux !

L'ingénieur « mère-poule » qui nous assiste table sur les longues descentes de La Furka et Trémola pour que nous récupérions des kilomètres. Et ça passe en effet ! Mais sitôt la civilisation et l'autoroute retrouvées, arrêt à la première station munie de bornes de recharge, à Airolo. Le temps d'un double expresso un peu prolongé, on ajoute cent bornes au compteur, largement suffisant pour arriver à bon port. Bilan final : on disposait encore de 107 kilomètres ! Mais en électrique, seule l'expérience acquise à l'usage, en liaison avec le calculateur de bord, permettent de rouler là on l'on en a envie. Sans avoir à se poser les lancinantes questions qui taraudent les béotiens en la matière...

Fort de son expertise déjà acquise avec la Smart électrique EQ Fortwo, Mercedes-Benz assiste ses clients pour l'installation d'une borne de recharge au domicile (Wallbox, qui permet de faire le « plein » de courant en 10 heures), notamment les démarche auprès des copropriétés. Les deux prises fournies (AC et DC) suffisent à brancher l'EQC partout. Sur les bornes publiques rapides, la recharge complète s'effectue en 40 minutes, mais 12 suffisent pour récupérer 100 km d'autonomie.




Philippe DALASSIO
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Le Tout Lyon Journal d'annonces légales et d'informations économiques pour le département du Rhône

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer