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Melina Robert-Michon trace son sillon

Être sportive de haut niveau ne faisait pas partie de ses rêves d’enfant, son destin s’est tracé tout simplement au fil du temps, sans prédestination.

ActualitéSociété Publié le ,

Mélina Robert-Michon découvre l’athlétisme lors des cours d’éducation physique au collège. Pas vraiment motivée par cette discipline, elle s’inscrit néanmoins, sur les conseils de son professeur, au club de La Côte-Saint-André dans l’Isère, à son entrée au lycée.

Comme elle mesure 1,80 m et possède de grands bras, elle s’entraîne au lancer de poids, sans conviction. Elle rencontre alors un coach spécialiste du lancer de disque qui l’entraîne dans son sillon. « J’étais intriguée en voyant les autres faire tourner et lancer le disque. C’est un sport complexe, technique, très aérien, très précis, qui joue à la fois sur la vitesse et sur l’ouverture. Il exige d’être explosif, relâché et fort. » Mélina a seize ans et, bien qu’elle soit loin de s’en douter, c’est le début d’une grande carrière.

Après son bac, en 1997, elle entre à l’université de Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) à Lyon, où elle peut s’entraîner tous les jours. Elle passe la vitesse supérieure et en un an, son lancer de disque gagne dix mètres pour atteindre 59 mètres. Les compétitions s’enchaînent au même rythme, son talent et son travail sont vite récompensés : en 1998, elle est vice-championne du monde junior. Elle s’appuie sur les conseils de ses entraîneurs bénévoles du club Lyon Athlétisme de Bron Parilly, Serge Debic et Jérôme Simian. Elle leur attribue une grande partie de sa réussite et leur reste fidèle durant tout son parcours.

En 2000, quand Mélina arrive aux jeux Olympiques de Sydney, elle n’a pas eu le temps de réaliser l’ampleur de cet événement. « Je me suis sentie écrasée par la pression, dans un stade de 110 000 personnes, aux côtés des grands athlètes mondiaux que je regardais à la télévision quatre ans auparavant. Ce fut une grande découverte et j’ai pris conscience que j’avais envie de revivre tout ça. » Elle reprend le chemin des entraînements et des compétitions avec une passion et une ambition croissantes. Sa pugnacité et ses capacités physiques sont récompensées en 2001 aux championnats d’Europe des moins de 23 ans, où elle décroche son premier titre international.

Quelques lancers de disques manqués lors de grands rendez-vous et des blessures sont, contre toute attente, un tremplin sur sa route. Elle se remet en question, modifie ses gestes et gagne du terrain. Aux championnats du monde d’Osaka, en 2007, elle finit à la 11e place et aux JO de Pékin, en 2008, elle termine 8e. « J’avais franchi une nouvelle marche, je sentais qu’il en manquait peu pour arriver en haut. » Mais pour atteindre les sommets, Mélina doit faire un choix entre sa vie professionnelle et sportive. Elle intègre alors la ligue professionnelle d’athlétisme et effectue quinze entraînements par semaine.



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Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5240 du 14 février 2015

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