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Marc Simon-Jean (EDF) : "Proposer un mix électrique équilibré dans une logique de décarbonation"

Concilier décarbonation, compétitivité et développement territorial, c’est la mission que s’est fixé EDF tandis que l’électrification des usages va crescendo. Entretien avec Marc Simon-Jean, délégué régional d'EDF Aura.
Marc Simon-Jean (EDF) : "Proposer un mix électrique équilibré dans une logique de décarbonation"

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Quels sont les enjeux environnementaux liés à l’électrification des usages ?

L’enjeu climatique reste le problème principal de la planète. Et je pense que s’il y a un risque, c’est celui de déformer cet enjeu. Pourtant celui-ci est clair : il faut décarboner nos usages. Et il ne faut pas s’en écarter car il y a beaucoup d’expressions, qui discutent de choses qui n’ont pas d’impact sur les enjeux climatiques. Nous n’avons en effet plus le temps de disserter par rapport à cette urgence. La stratégie bas carbone de la France a l’horizon 2050, vise la neutralité carbone en limitant la consommation d’énergie à 40 %.

Dans cette contrainte-ci, l’électricité apparaît comme la solution idéale car nous disposons en France d’un mix électrique décarboné avec le nucléaire, l’hydraulique, l’éolien ou encore le photovoltaïque… Ce que l’on ambitionne chez EDF c’est de proposer un mix électrique équilibré, c’est-à-dire associant renouvelables avec des ressources pilotables comme le nucléaire et l’hydraulique afin de garantir la sûreté du réseau.

Dans cette perspective de décarbonation, l’électrification est avantageuse car s’appuyant sur un mix électrique décarboné, elle limite de fait l’impact carbone. Une centrale charbon représente une émission comprise entre 700 g et 900 g de Co2 par kilowattheure, le gaz c’est 400 à 650 g et le nucléaire entre 12 et 30 g.

Deuxième avantage, l’électricité est plus efficace : quand on passe d’une chaudière fioul ou gaz à une pompe à chaleur, la consommation d’énergie est par exemple divisée par trois. Quand on passe d’une voiture thermique à une voiture électrique, c’est la même chose, on consomme moins d’énergie. Autrement dit, l’électrification des usages a comme conséquence la diminution des gaz à effet de serre et l’augmentation du rendement énergétique.

"Nous nous positionnons sur l’ensemble de la chaîne de décarbonation"

L’électricité s’affiche donc comme l’avenir en matière d’énergie ?

Aujourd’hui, sur une base 100 de consommation énergétique, 25 % de l’énergie est électrique et demain, avec la baisse de la consommation énergétique annoncée de 40 %, donc sur une base 60, il y aura 60 % d’énergie qui sera électrique.

A l’échelon de la région Aura, quels sont les impacts liés à cette massification de l’électricité ?

Nous nous positionnons sur l’ensemble de la chaîne de décarbonation. Nous produisons de l’énergie, avec le nucléaire, l’hydraulique, l’éolien et le photovoltaïque ; en poussant l’exploitation pour chacune de ces énergies, toujours dans cette perspective de décarbonation. Nous sommes prêts, au niveau national, à développer les trois paires d’EPR annoncée par le gouvernement. En Auvergne Rhône-Alpes il s’agira d’une paire d’EPR sur les sites de Tricastin ou du Bugey.

Par ailleurs, EDF possède une activité ingénierie importante en région, à la fois sur l’hydraulique et le nucléaire. Et puis, nous avons en charge la vente d’énergie et les services énergétiques associés, via nos directions commerce et grands comptes.

Nous nous engageons aussi sur la performance des bâtiments à travers nos services. Notre structure EDF ENR (toiture photovoltaïque) propose des solutions d’autoconsommation, à l’échelle des particuliers et des bâtiments collectifs, Citelum agit sur l’éclairage public et Hynamics développe des projets hydrogène, comme avec le groupe Vicat, qui, sur son site de Montalieu-Vercieu, souhaite produire 330 mégawatts. On utilise le Co2 émis par leurs process industriels et on le combine avec de l’hydrogène que l’on produit par électrolyseur pour créer du méthanol.

L’ancrage territorial d’EDF est d’autant plus fort que vous êtes un opérateur historique ?

EDF s’est doté d’une raison d’être, à savoir, construire un avenir énergétique neutre en CO2, conciliant préservation de la planète, bien être et développement, grâce à l’électricité ; avec des solutions et services innovants. Notre façon de faire est de gagner ensemble pour et avec les territoires. Nous avons besoin des territoires pour y parvenir. Une entreprise qui gagne et des territoires qui perdent ça n’existe pas. (...) La suite de cet article est réservée à nos abonnés.

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