AccueilEconomieServicesManuel Patrouillard, le tactique humanitaire

Manuel Patrouillard, le tactique humanitaire

Il y a quelques années, à la faveur d’un poste à Genève, Manuel Patrouillard redécouvre le vélo en Haute-Savoie, sur les terres de son enfance.

EconomieServices Publié le ,

Son père, ingénieur chez Rhône-Poulenc est né à Annecy, sa mère à Saint-Etienne. Cette passion tardive, pour un sport qui demande technique et volonté, résume la personnalité combative et atypique du dirigeant. « Faire du vélo, c’est réaliser un projet, atteindre un objectif mais sans douleur. Ce sport, très inclusif, se pratique seul. Il favorise la rencontre et l’ouverture à l’autre, quel qu’il soit. Il n’y a rien de mieux que cet imprévu».

Dévier de la route tracée, pour emprunter sa propre voie, est une préoccupation permanente chez ce diplômé d’HEC Paris, qui a fait son lycée et sa prépa au Lycée Saint-Exupéry de la Croix-Rousse à Lyon. Même s’il se définit comme le « fruit du système français », son histoire regorge de petits soubresauts qui, au final, ont donné une autre tournure à son parcours.

« Après mon admission à HEC, j’ai eu une période de doutes. Je ne voulais pas, juste tourner la manivelle d’une carrière toute tracée. Je me suis beaucoup investi dans le club d’aviron et à la Junior Entreprise. J’ai aussi pris un an pour aller travailler sur des chantiers », détaille-t-il. Cette expérience permettra à Manuel Patrouillard, son diplôme en poche et quelques mois sur un navire de la marine au large de la Nouvelle-Calédonie où il effectue son service militaire, de rentrer dans le groupe Bouygues pour exercer différents métiers, dans le bâtiment et les télécommunications. « On trouve le monde entier sur les chantiers, c’est une formidable école de la réalité de la vie », poursuit l’amateur de travaux, qui continue à construire et rénover régulièrement pour son propre compte.

Cinq ans plus tard, il intègre le cabinet de conseil McKinsey mais là aussi ne « veut pas s’enfermer dans un silo ». Contrairement aux usages, Manuel Patrouillard devient un « partner », touchant à 3 secteurs, quatre fonctions différentes, travaillant à Paris, Genève après un bref passage à Lyon. Après presque 15 ans de conseil, il ressent une certaine lassitude. « Le conseil contribue au développement et à l’enrichissement, mais parfois au détriment de certaines valeurs. J’aspire à une équation plus équilibrée dans la répartition des richesses».

.../…

Lire la suite dans Le Tout Lyon Affiches n°5157 du samedi 13 juin 2015

Partager :
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?