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Manon Chopard remporte la 15e édition du prix Baverez

Manon Chopard remporte la 15e édition du prix Baverez

Vie juridiqueDroit Publié le ,

Ils étaient 35 cette année à s'être inscrit, mais seulement 5 se sont retrouvés en finale, après la rédaction d'une dissertation de deux pages et un entretien avec le jury. L'étape finale s'est déroulée dans les nouveaux locaux de l'EDARA autour d'un jury présidé par Me Eric Jeantet, accompagné de Stéphane Baverez, Pascale Nourrissat, directrice pédagogique de l'EDARA, d'Erwan le Douce-Bercot (camarade de promotion de Jérôme) et de Sylvain Flicoteaux, vainqueur du prix il y a dix ans maintenant.

Président du jury, le bâtonnier Jeantet aime souvent à rappeler que les fondamentaux de ce prix comme ceux dévolus à la profession sont impertinence, réflexion poussée, mais aussi rire…

Des valeurs qui, de toute évidence, se sont manifestées chez Manon Chopard insiste Me Jeantet qui a vu en elle une candidate brillante avec une belle personnalité, à l'aise, dynamique, ayant un joli parcours universitaire, sachant apporter des réponses très adaptées aux questions du jury, mais aussi très impliquée dans la vie de la cité. Agée de 23 ans, Manon est conseillère municipale depuis ses 18 ans à Saint-Jean-de-Muzols en Ardèche.

Sans aucun doute c'est la façon dont elle a traité le sujet «La liberté de l'avocat est-elle menacée ? », à savoir à contre courant, qui a convaincu le jury expliquant que « la liberté de l'avocat est menacée depuis toujours, depuis les prémices de la profession et pas seulement lors des menaces actuelles ». Quant à son challengeur, il avait proposé une plaidoirie originale sous forme de vers.

Manon Chopard remporte donc le prix Baverez 2019, un stage de 6 mois au sein du cabinet parisien Gide-Loyrette-Nouel (dans lequel Jérôme Baverez avait travaillé) et un chèque remis Hélène Baverez et ses deux fils présents, Stéphane et Nicolas.

Manon Chopard, lauréate impliquée

Cette Muzolaise âgée de 23 ans, a obtenu sa licence de droit à l'université de Valence, puis ses Master 1 et 2 de droit et d'ingénierie financière à Lyon 3.

Elle a intégré l'EDARA en janvier dernier et va effectuer son stage PPI (Projet personnel individuel) dans la direction fiscale d'une grande entreprise, avant de passer six nouveaux mois en cabinet d'avocat avant, à n'en pas douter, de devenir avocat en droit fiscal.

C'est donc à contre courant qu'elle a traité le sujet en insistant sur le fait que la profession a déjà été supprimée par des mesures exogènes comme la révolution, mais aussi a pâti de menaces endogènes « la liberté étant une condition inhérente à l'homme et non pas à sa profession ». Des conditions qui poussent parfois l'homme à s'imposer ses propres limites. «Mais n'est-ce pas les menaces faites à la profession et la soif de liberté qui a permis aux avocats de faire corps et de créer une entité collective ? »

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