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Manifestation conjointe pour une justice de qualité

Vie juridique Publié le ,

L'ensemble de la famille judiciaire s'est rassemblé, sous l'égide de l'Ordre des avocats du barreau de Lyon et de son bâtonnier Me Farid Hamel, entouré du Conseil de l'ordre, de nombreux avocats et magistrats, de l'UJA Lyon, du syndicat de la magistrature, de l'Union syndicale des magistrats, du Syndicat des avocats de France, ainsi que de l'intersyndicale de la justice Unsa, Cfdt, et CGT.

Parmi les griefs annoncés conjointement et pacifiquement : les chantiers de la justice lancés par la ministre fin 2017 qui vont entraîner des fermetures de juridictions (sans doute le TGI de Villefrance-sur-Saône) ou encore qui vont contraindre les justiciables à saisir la justice par voie dématérialisée, alors même que 15% ne possèdent pas Internet et que 30% ne savent pas l'utiliser.

Qui plus est, pour des dossiers supérieurs à 5 000 €, les justiciables devront faire obligatoirement appel à un avocat.

Alors que la place Vendôme prône dans ses propositions de réforme des objectifs de simplification des procédures pénales et civiles, l'efficacité des peines, ainsi que l'amélioration de la qualité, de la lisibilité, de l'accessibilité de la justice, certains affirment que « tout cela n'est que pure façade", d'autant que les formulaires auxquels ils avaient été sollicités de répondre "étaient orientés et contraints dans le temps ! »

Pour les manifestants passifs, les projets en gestation tendent au contraire à limiter l'accès à la justice, ne lui donnant pas pour autant les moyens d'être qualitative, en particulier avec quelque 1 800 postes de fonctionnaires vacants dans les greffes.

L'attente d'une véritable réforme du système judiciaireest donc prégnante chez les protagonistes qui, pour le moment, parlent plutôt d'une grande déception quant aux travaux restitués.

Présenté devant le Conseil d'état le 15 mars, le projet verra-t-il ses lignes bouger ?

Est-ce cela la justice de demain ?

"Nous magistrats, greffiers, fonctionnaires et avocats lyonnais considérons que la justice ne doit pas se réformer au détriment des citoyens, mais pouvoir répondre à leurs légitimes attentes.

En demande de réforme cohérentes pour une justice indépendante, humaine et protectrice, avec un budget, des équipements et des effectifs à hauteur d'un Etat européen digne du XXIe siècle, nous dénonçons ces projets régressifs et refusons le statu-quo"

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