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Makeïeff versus Carroll

Créée en Avignon à l'été 2019, "Lewis Versus Alice" de Macha Makeïeff arrive en grande pompe sur la scène du théâtre des Célestins pour fêter la nouvelle année !
Makeïeff versus Carroll
Pascal Victor/ArtComPress - Lewis versus Alice

CultureSpectacle vivant Publié le ,

La directrice du théâtre de la Criée à Marseille s'empare dans sa dernière production de l'univers du légendaire père des Aventures d'Alice au pays des merveilles, Lewis Carroll.

Celui qui s'appelait en fait Charles Ludwige Dodgson dans la vie civile reste une énigme, tant pour ses contemporains qu'aujourd'hui.

Pas étonnant à ce compte-là que Macha Makeïeff s'intéresse à lui et son univers après sa mise en scène de La Fuite ! de l'écrivain russe politico-fantastique Mikhaïl Boulgakov.

Une filiation invisible relie en effet les deux artistes. Tout comme les deux spectacles prennent racine dans l'enfance de la metteuse en scène.

Sauf qu'avec Lewis versus Alice, Macha Makeïeff tisse son propre texte, recomposé à partir de ceux de l'écrivain chéri des surréalistes, André Breton en tête qui le considérait comme l'un des « ancêtre du surréalisme », mais aussi nourri de ceux de Virginia Woolf ou d'auteurs contemporains sur Carroll.

Elle imagine comme scénographie « une vaste volière pleine de vide, noire, gothique et frêle, à la fois un univers psychique et un objet posé là », explique-t-elle dans un interview.

Sa vision de l'univers fantasque et délirant de l'écrivain-mathématicien-photographe est aussi une vision imaginaire de son enfance.

C'est également une plongée dans le personnage lui-même dont elle avoue qu'il la fascine.

Peuplé d'humains à tête animale, de cochons qui volent, ce monde, il se déploie grâce à 7 artistes, acteurs, chanteurs, musiciens, la présence d'une bande-son mêlant pop gothique, voix étonnantes, et « deux chansons des Moriarty qu'(elle) aime tant, comme des talismans » sous les lumières du nouveau directeur du TNP, Jean Bellorini, connu pour être le créateur lumières de ses propres spectacles.

On trépigne d'impatience à l'idée de (re)devenir des « idiots magnifiques » !

Théâtre des Célestins, 7 au 11 janvier, www.theatredescelestins.com

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