AccueilSociétéMédical - Le projet ambitieux et exemplaire de l’Infirmerie Protestante

Médical - Le projet ambitieux et exemplaire de l’Infirmerie Protestante

« Quel long chemin parcouru bon an mal an depuis le petit dispensaire créé rue des Fantasques…», a rappelé Dominique Schulz, président du conseil d’administration de l’Infirmerie Protestante, lors de l’inauguration du nouveau site.

ActualitéSociété Publié le ,

En effet, si tout a commencé dans un appartement de Canuts en 1844, cet établissement historique de la région lyonnaise étend aujourd’hui ses activités sur une surface de 21 000 m2, situés à Caluire. Son développement croissant, les orientations de santé publique vers l’ambulatoire et les nouvelles normes d’accueil des patients imposaient une autre organisation du site.
Un investissement de 17 M€, résultant d’un autofinancement, permet dès lors, outre l’extension des activités, d’accueillir un nouveau centre de médecine nucléaire ainsi qu’un service de diagnostic et de dépistage du cancer du sein. L’Infirmerie Protestante disposera alors, mi-2013, de 274lits et places avec un objectif de 23500séjours par an. Elle emploie, actuellement, 630collaborateurs dont 125 chirurgiens et praticiens libéraux. A terme, une vingtaine de postes médicaux et de soignants seront créés. En 2011, le chiffre d’affaires a atteint 44,3 M€.

Partenariat public-privé

Association à but non lucratif, l’Infirmerie Protestante partage ce statut quelque peu original avec moins de dix établissements en France. Son nouveau service de médecine nucléaire est issu d’un partenariat entre le groupement de coopération sanitaire «Lyon cancérologie universitaire» qui regroupe les activités d’oncologie et d’hématologie pédiatrique et de médecine nucléaire communes aux HCL et au centre Léon Bérard d’une part, et le groupe INOL d’autre part. Cette collaboration entre les secteurs public et privé existe via un GIE (Groupement d’intérêt économique). Ce projet commun exemplaire démontre la volonté de coopération médicale et de recherche de nouvelles solutions en mutualisant les compétences et les financements et en augmentant la qualité de prise en charge des patients. Il répond également à la mobilisation du Plan Cancer, qui rappelle, entre autres, la nécessité d’une adaptation aux évolutions du système de santé. Et de la maladie, car les chiffres font état d’une progression des nouveaux cas de cancer en Rhône-Alpes de 67 % en vingt ans. Par ailleurs, la proximité des pôles de traitement du cancer et des pathologies cardio-vasculaires qui nécessitent des explorations de médecine nucléaire est un atout privilégié. Les deux grands pôles d’excellence de l’Infirmerie Protestante, que sont le pôle cardiovasculaire et cardiologique et le pôle viscéral et cancérologique représentent 80 % de son activité.

Une structure à la pointe

La nouvelle Infirmerie Protestante s’articule donc dorénavant entre un nouveau bâtiment consacré aux consultations et au diagnostic d’imagerie nucléaire et magnétique et le bâtiment initial dédié à l’hébergement des patients et à l’activité de bilans et de soins. La seconde phase du projet de restructuration sera lancée début 2013. La nouvelle structure permettra, notamment, de développer et d’optimiser une activité ambulatoire qui ne cesse de progresser, puisqu’en dix ans elle a augmenté de 124%. Avec 34 lits chirurgicaux et 16places médicales, elle prévoit d’accroître de 50 % ses activités interventionnelles et de bilan. D’autres équipements (trois salles d’endoscopie urologique, un agrandissement de la zone gastro-entérologie et pneumonie et une salle hybride pour des actes de chirurgie cardiaque et vasculaire) viennent également compléter sa structure chirurgicale hautement technologique. N’oublions pas que le premier pontage coronarien pratiqué en France a été réalisé en 1969 à l’Infirmerie Protestante. Aujourd’hui, ses pôles cardiovasculaire et cardiologique sont classés parmi les cinq premiers en Rhône-Alpes en volume d’interventions.

Agnès Giraud-Passot

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?