AccueilActualitéSociétéMédailles et Cristal 2013 du CNRS

Médailles et Cristal 2013 du CNRS

Jeune chercheur CNRS de 34 ans, Romain Tessera était à l’origine surtout attiré par les sciences cognitives et la physique, et voyait les mathématiques avant tout comme un outil.

ActualitéSociété Publié le ,

Mais rapidement, il sent que celles-ci constituent une science assez incontournable et il s’oriente donc vers une classe préparatoire « math sup - math spé » qui lui ouvre les portes de l’ENS Paris. C’est lors de ces années à l’ENS Paris qu’il se découvre une passion pour les mathématiques pures. Il continue donc dans ce domaine en effectuant une thèse sur l’analyse et la géométrie sur les groupes, en 2006, puis un post-doctorat aux Etats-Unis. Ce séjour de près de trois ans à l’Université Vanderbilt de Nashville, capitale du Tennessee, a été une expérience particulièrement importante pour lui qui voulait découvrir un nouvel environnement de recherche et s’enrichir d’autres méthodes de travail et d’enseignement. Le côté relationnel et humain est certainement l’une des facettes de son post-doctorat qu’il a le plus appréciée, car elle lui a permis de côtoyer des chercheurs du monde entier. Mais il a aussi été impressionné par certaines façons d’enseigner les mathématiques, parfois « lumineuses ». A son retour, en 2008, il rentre comme chargé de recherche à l’Unité de Mathématiques Pures et Appliquées (UMPA). C’est un attrait particulier pour la ville de Lyon, sa proximité avec la montagne (il pratique l’escalade), ainsi que l’environnement de travail de l’ENS de Lyon qui ont fait qu’il n’a pas hésité à rejoindre l’UMPA. Un de ses travaux de recherche actuel consiste à traduire sous la forme d’équations simples des propriétés géométriques d’objets complexes. Pour lui, dans son domaine très théorique, il n’est pas essentiel de réfléchir aux applications concrètes qui peuvent découler de ses travaux. Se distancer de l’origine « pratique » ou « appliquée » d’un problème mathématique lui semble même nécessaire afin de pouvoir résoudre ce problème dans sa globalité. « De cette façon, un problème peut être compris dans toute sa profondeur et les possibilités s’en trouvent élargies pour la recherche plus appliquée ». Il explique qu’il y a beaucoup d’étapes à franchir pour passer de la théorie très abstraite aux applications concrètes et ce sont sans doute ces nombreuses nuances qui caractérisent la recherche en mathématiques et qui font la richesse de cette discipline. Dans sa vision des choses, les mathématiciens sont là pour résoudre des problèmes, mais aussi pour en apporter de nouveaux. « Se poser une bonne question fait aussi avancer », explique-t-il…


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5064 du samedi 31 août 2013…

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