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Lyon : Ydès, une fusion pour peser dans le monde du droit des affaires

La fusion des cabinets Ydès et Colbert à Lyon, sous la dénomination "Ydès", marque une tendance lourde à la concentration des expertises au sein de la profession d'avocat.
Lyon : Ydès, une fusion pour peser dans le monde du droit des affaires
© Ydès - Denis Simon et Philippe Delorme

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"Lorsqu'on est multi-spécialiste du droit des affaires, on a besoin d'atteindre une taille critique pour adresser des dossiers tout aussi conséquents", témoigne Denis Simon associé chez Colbert devenu Ydès suite à la fusion avec le cabinet éponyme.

Avec 70 collaborateurs ainsi regroupés, la nouvelle entité intègre le "top 5" des cabinets d'affaires lyonnais. Mais son ambition la porte bien au-delà des frontières municipale et nationale : "Ce rapprochement est une étape supplémentaire dans l'accompagnement de nos clients à l'international", explique Philippe Delorme, associé à Ydès.

"Un ADN commun"

Implanté sur six sites (Lyon, Paris, Avignon, Bourg-en-Bresse, Bruxelles, Londres), le cabinet s'appuie aussi sur les réseaux internationaux d'avocats IAGGLOBAL et ADVOC qui totalisent 8 000 juristes et fiscalistes dans 100 pays. Le cabinet intervient également pour des entreprises étrangères implantées sur le sol français.

Cette fusion, les deux associés (à part égale entre les deux cabinets) l'argumentent "par un ADN commun, qui a conduit à ce rapprochement naturel et donc évident". Près d'un an de discussions auront été nécessaires pour faire éclore la nouvelle entité, tandis qu'Ydès avait été approché à plusieurs reprises par d'autres cabinets durant les cinq dernières années.

"Nous vivons ce que les Anglais ont vécu il y a 25 ans"

"En France, le mercato des cabinets est incroyable. Nous vivons ce que les Anglais ont vécu il y a 25 ans. Chez eux, les plus grosses fusions portent les cabinets à 400-500 collaborateurs, contre une petite centaine chez nous", précise Denis Simon.

Ayant accompagné le récent rachat de Silae (société d'Aix-en-Provence spécialisée dans la gestion de la paie automatisée), en tant que conseil de l'un des associés majoritaires de la société, par le fonds américain Silver Lake (pour un montant de 600 M€), Philippe Delorme dépeint un environnement des fusions-acquisition dynamique dans lequel les fonds d'investissement ont de l'argent mais peinent actuellement à faire leur sélection en raison d'un manque de visibilité. "Les opportunités d'acquisitions vont arriver", prévient-il, notamment dans le secteur des biotech.

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