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Lyon-Turin : le rail prend le pas sur l'aérien

Publié le - - Actualité

Lyon-Turin : le rail prend le pas sur l'aérien
© Caroline Moureaux

La banque UBS prévoit dans une récente étude destinée à ses clients que le train l'emportera prochainement sur l'avion dans l'utilisation des transports. Un argument de poids pour les partisans du Lyon-Turin.

Pendant le confinement, la banque suisse a révélé dans une grande étude intitulée "By train or plane ? The traveller's dilemma after Covid-19 and amid climate change concerns" que la crise du covid va « accélérer le passage du transport aérien au ferroviaire ».

On savait déjà que le rail concurrençait l'aérien sur les courtes distances, par exemple entre Lyon et Paris. Le phénomène pourrait donc s'élargir aux plus grands trajets, avec comme accélérateur : l'urgence climatique et les contraintes de distanciation imposées dans les transports pour lutter contre le virus.

L'enquête menée par les experts d'UBS auprès de 1000 personnes en Europe et en Chine indique que les « voyageurs de loisirs accepteraient des trajets de cinq à six heures de train tandis que les voyageurs d'affaires européens accepteraient désormais des trajets de quatre heures au lieu des deux à trois heures acceptées jusqu'à présent » selon le Comité pour la Transalpine Lyon-Turin qui dans sa dernière newsletter décrypte les enjeux liés à cette nouvelle donne en matière de mobilité.

L'étude décrit par ailleurs une « accélération des transferts de voyageurs de l'avion vers le train à grande vitesse qui se solderait ainsi par une croissance nulle du transport aérien en Europe d'ici 2028 (contre une prévision de + 4,1% avant la crise sanitaire) ». UBS estime que « les perspectives offertes par le marché européen des trains à grande vitesse devraient atteindre 11 Md€ en 2022 (3,5 fois le niveau de 2016), bien supérieures aux prévisions initiales de 5,9 Md€ ».

D'où pour le Comité pour la Transalpine Lyon-Turin comité « une utilité renforcée du Lyon-Turin », rappelant que « les gains de temps de trajet sur la future liaison Lyon-Turin (qui sera également dédiée au fret) permettront d'offrir une alternative propre et attractive aux 2 millions de passagers qui prennent chaque année l'avion entre Paris et Milan, à raison d'une cinquantaine de vols quotidiens ».

Tandis qu'un vaste plan de relance post-covid initié par la France et l'Allemagne ouvre la voie à des négociations budgétaires entre les 27 pour définir des lignes d'investissements prioritaires en Europe, la Commussion Européenne proposerait un renforcement des programmes existants pour le secteur du rail. Soit un « un paquet d'investissements de 40 Md€ à travers notamment le MIE (Mécanisme pour l'Interconnexion en Europe, dont dépend le Lyon-Turin) afin d'intensifier le report modal du transport de passagers et de marchandises vers le rail ».




Julien THIBERT
Journaliste

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