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Lyon : la sécurité publique au cœur des enjeux politiques

La Ville de Lyon va délibérer en conseil municipal jeudi 7 juillet à propos des prérogatives liées à la sécurité et la tranquillité publique de son territoire. En amont, le maire Grégory Doucet a évoqué sa vision.
Lyon : la sécurité publique au cœur des enjeux politiques
Vidéo-verbalisation, recrutement, réévaluation des salaires... la sécurité et la tranquillité publique au coeur du dernier Conseil municipal à Lyon.

Actualité Publié le ,

Après le nouveau drame survenu il y a trois semaines à la Duchère, la Ville de Lyon se mobilise pour agir en faveur de la sécurité et de la tranquillité publique.

Parmi les modalités évoquées en point presse mercredi 6 juillet, à la veille du conseil municipal et des délibérations liées au sujet, on peut citer la vidéo-verbalisation, la réévaluation des subventions pour les policiers municipaux, ainsi que le lancement d’une campagne de recrutement.

"En tant que maire de Lyon, je fais de la sécurité et de la tranquillité publique une priorité politique" a exprimé Grégory Doucet. Celui qui soutient la police municipale rappelle les épisodes de rodéos urbains à Lyon, qui ont pu être restreints par les opérations de contrôle et de prévention de la municipalité.

Le déploiement de la vidéo-verbalisation à Lyon

Dans l’idée, la Mairie souhaite attribuer une caméra piétonne aux policiers municipaux qui se rendent sur le terrain, en plus d’avoir les 571 caméras déployées sur le territoire dont six nomades, soit environ 100 caméras pour 100 000 habitants. "On propose d’étendre le dispositif de vidéo-verbalisation à l’échelle de la ville de manière à accélérer le changement des comportements les plus dangereux, pour tous les usagers", a déclaré Mohamed Chihi, 8e adjoint à la sûreté.

Environ cinq millions d’euros seront investis durant le mandat pour renouveler le parc de caméras. Mohamed Chihi précise que le délai pour accéder aux images de vidéo-surveillance sont prolongées de 30 jours.

Recrutement dans la police : "Il manque 4 000 à 6 000 postes dans les collectivités"

La municipalité a également souligné se trouver en sous-effectif de policiers, un manque estimé à 20 %. Pour l’année 2021-2022, Laurent Bosetti, adjoint au maire délégué aux services publics, compte 287 policiers municipaux avec un recul de 10 personnes pour des raisons de départ à la retraite.

"En comparaison avec l’ancien mandat de Gérard Collomb, ce sont plus de 30 policiers municipaux qui sont partis", précise Laurent Bosetti. Toutefois, la mairie se félicite d’avoir recruté 53 personnes cette année, un record. Si le nombre de policiers diminue, c’est bien parce que le ratio sécurité et rémunération n’est plus proportionnel.

Des efforts financiers du côté de la municipalité de Lyon

Pour pallier le manque de policiers, la mairie a prévu d’augmenter les salaires et indemnités avec un effort de 500 000 euros. "En janvier 2022, on a gratifié 1 400 euros bruts à l’année pour 175 personnes. Cette année encore, nous poursuivons les efforts en débloquant 50 000 euros pour les différentes unités du métier, ce qui équivaut à une centaine de policiers municipaux", a précisé Laurent Bosetti, sans oublier les actions intervenues auparavant sur le déroulé de la carrière et l’assouplissement de travail les dimanches.

Grâce à ces aides, un policier municipal de catégorie C à temps complet, en cumulant la rémunération et les indemnités, gagne en moyenne 2 500 euros nets à la ville de Lyon.

Cette attractivité salariale nouvelle a pour objectif de redonner goût à un métier quotidiennement exposé au risque. La municipalité mise également sur l’apprentissage en lançant une campagne de recrutement et en ouvrant un deuxième concours pour multiplier les entrées.

La sécurité à La Guillotière aussi en débat

Sur un autre volet, Grégory Doucet a ajouté qu'une délibération concernerait le budget alloué aux différents acteurs à la Guillotière, à destination des jeunes en errance. Un travail mené en collaboration avec la Métropole de Lyon et l’État, pour lequel chacun contribue à hauteur de 100 000 euros.

A noter enfin le lancement d’un audit sur le parc des caméras du territoire lyonnais, mené par une magistrate de la Cour des comptes.

Cheyenne Gabrelle / Grégory Doucet présente son projet lié à la sécurité publique
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