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Lyon : La baisse inquiétante des logements neufs

Pourtant très dynamique, le marché n'arrive plus à renouveler son offre, qui accuse un recul de 18 % en 2015.
Lyon : La baisse inquiétante des logements neufs
© Infime - Le Panoramic, 44 logements haut de gamme inaugurés à la Croix-Rousse en décembre 2015

EconomieImmobilier-TP-Bâtiment Publié le ,

S'il n'est pas nouveau, le phénomène tend à devenir préoccupant. Au cœur d’un territoire urbain toujours plus dense, les professionnels de l’immobilier constatent que les opérations foncières ont de plus en plus de mal à sortir de terre. Les chiffres en témoignent : en 2015, le nombre de logements mis en vente a baissé de 38 % sur la métropole de Lyon. En fin d’exercice, il ne restait que 1878 habitations à pourvoir.
En un an, l’offre disponible en neuf a chuté de 18 % et le risque d’une tension sur le marché reste à craindre. « La durée prospective d’écoulement est de 9 mois de commercialisation, contre 12 dans un contexte équilibré », précise la Fédération des promoteurs immobiliers de la région lyonnaise. Son président, Louis Ziz, justifie d’autant plus cette pénurie par les difficultés qu’ont les communes à lancer de nouvelles opérations immobilières : « Nous assistons à la multiplication des recours sur les permis de construire. Aujourd’hui, le dépôt d’une demande peut aller de 9 à 18 mois. »
Les professionnels sont pourtant unanimes : « le marché est en forme ». Avec 43 % des réservations en 2015, les investisseurs privés confirment leur retour dans les bureaux de ventes. A leurs côtés, le socle des acquéreurs occupants se trouve consolidé. Les ventes en bloc représentent 21 % des contrats avec 1 141 logements. En un an, la métropole a même enregistré une augmentation de 12 % de ses réservations nettes, qui culminent à 5 375 au 31 décembre. Collectifs, maisons individuelles et résidences augmentent pour leur part de 7 %.

Affiché à 3 807 €, le prix moyen au m2 reste stable. Un renouvellement de l’offre apparaît d’autant plus nécessaire qu’il empêchera une inévitable hausse des prix du parc existant : « La fluidité du marché de l’ancien, c’est le carburant du marché du neuf , explique Yann Pommet, président de la chambre de construction immobilière de BTP Rhône et Métropole. Si les nouveaux programmes viennent à manquer, les prix de l’ancien vont remonter, c’est mathématique. »

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