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Lyon : l'hôtel Le Phénix renaît de ses cendres

L’ hôtel Le Phénix a fait peau neuve et a rouvert lundi 4 juillet dans le Vieux-Lyon. Suivra le restaurant dans quelques semaines. Une véritable renaissance sur les quais de Saône dans le quartier le plus touristique de Lyon.
Lyon : l'hôtel Le Phénix renaît de ses cendres
©ES - Une belle adresse, et 40 chambres de retour quai de Saône

Economie Publié le ,

Le cliché est facile, mais il s’impose. Dans le Vieux-Lyon, l'hôtel Le Phénix renaît de ses cendres sous la houlette de Loïc Renart, déjà repreneur en 2010 de l’Hôtel-Restaurant Globe & Cécil qui appartenait à ses parents (rue Gasparin, Lyon 2e).

L’entrepreneur hôtelier attache une importance toute particulière à l’engagement citoyen, responsable, et humain de toutes ses entreprises.

© Eric Séveyrat / Antony Léger, architecte, Loïc Renart, dirigeant.

Hôtel Le Phénix : près de deux ans de travaux pour un nouveau départ

C’est donc dans la même veine que l'hôtel Le Phénix rouvre, en l’occurrence un établissement "historique" du Vieux-Lyon situé quai de Bondy, face à la Saône, à deux pas du Pont La-Feuillée.

Il aura fallu deux ans de conception et travaux et pas moins de 1,2 million d'euros d’investissement. Une rénovation qui atteint environ 300 euros du mètre carré.

"C’est un établissement que nous avions prévu de racheter dix jours avant le premier confinement en 2020, tout a failli capoter. Toute notre marque Les Aubergistes lyonnais était prête…"

"Nous mettons l’accent sur l’humain"

Au final, le patron et ses équipes ont le sourire, deux ans plus tard, l’affaire voit son dénouement avec l’ouverture de l’hôtel en ce mois de juillet et le restaurant dans quelques semaines.

Avec à la clé la création d’une quinzaine de postes, dont une partie a été affectée au Phénix, avec quelques éléments du Globe & Cécil comme le chef de cuisine, Camille Barbier, ou le chef de salle Théo Viévard.

"Nous mettons l’accent sur l’humain, la mise en avant des équipes. Même si les hôtels sont ouverts le week-end, les restaurants sont fermés, c’est un choix qui donne une respiration aux équipes et la vie familiale de tous, y compris à moi-même", affirme Loïc Renart. L’entreprise travaille sur l’obtention officielle d’un statut "d’entreprise à mission".

Ouvrir l'hôtel en direction des Lyonnais

Même s’il vit, comme tout chef d’entreprises, les vicissitudes de la viabilité d’une affaire, Loïc Renart répète son mantra bienveillant : "C’est l’âme, dit-il, Le Phénix comme le Globe & Cécil appartenaient à une génération d’établissements où les Lyonnais entraient peu, nous avons décidé de les ouvrir sur l’extérieur avec les restaurants ancrés dans la vie du quartier, ouverts le soir, avec l’assiette à partager, la vente à emporter, la sandwicherie, le bar à cocktails…"

Le Phénix mise sur un espace séminaires

L’hôtel Le Phénix comporte un espace séminaire de 35 places, éclairé par une verrière au rez-de chaussée. En trois corps de bâtiment mitoyens reliés par des paliers (2200 m2 au sol), une autre verrière éclaire un pallier au premier étage, appelé jardin d’hiver.

Dans l’espace séminaire, une aquarelle du peintre contemporain Damin marque le mur du fond d’une grande fresque représentant les quais de Saône.

Bientot quatre étoiles pour l'hôtel Le Phénix ?

L’hôtel ouvre avec trois étoiles. "Le dossier pour quatre étoiles est déposé, cela devrait passer avant la fin de l’année 2022", conclut Loïc Renart. Lestarifs s’affichent pour l’heure entre 100 et 400 euros la nuit.


Antony Léger, architecte du projet : "L’hôtel n’avait connu aucune rénovation depuis plus de 30 ans"

L’architecte Antony Léger (Cabinet Lean) a commencé à travailler avec Loïc Renart il y a plusieurs années, sur la rénovation de l’établissement Globe & Cécil, avant Le Phénix. Il évoque les contraintes de cette rénovation.

© Eric Séveyrat

"Nous avons énormément d’autorisations de toutes part à obtenir en sécurité, architecture, en agréments divers, de la Ville de Lyon, des ABF (architectes bâtiments de France), des pompiers… Nous avons très peu de modifications extérieures. On a refait toutes les fenêtres, posé une enseigne, déposé les grosses portes en bois pour les restaurer et les reposer.

L’hôtel n’avait connu aucune rénovation depuis plus de 30 ans. Les contraintes ont été liées à la configuration intérieure de ce vieux bâtiment, beaucoup de travaux successifs parfois inattendus. Nous avons pris le parti d’ouvrir vers l’extérieur en façade avec des baies vitrées qui font entrer la lumière qui se rejoint avec la lumière venant du patio qui est au fond du bâtiment.

Nous avons repris les codes couleurs, le matériau bois, mobilier du Globe & Cécil, en les retravaillant un peu, posé une mosaïque réfléchissant la lumière dans la salle de restaurant."

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