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PROJET Lyon : cité internationale de la gastronomie, acte 2

Plus réfléchi et moins politisé, voici comment pourrait se définir le nouveau projet culturel de la Cité internationale de la Gastronomie à Lyon. Une dimension plus profonde aussi par l'intégration des filières alimentation et santé.
Lyon : cité internationale de la gastronomie, acte 2
© Julien Thibert - La Cité Internationale de la gastronomie s’étend sur 4000 m2 au Grand Hôtel Dieu.

Actualité Publié le ,

En juillet 2020, Lyon - considérée comme la capitale mondiale de la gastronomie - faisait grise mine lorsque, pour cause officielle de Covid, la Cité internationale de la Gastronomie, sise au Grand Hôtel Dieu fermait ses portes un an tout juste après son ouverture.

Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon, qui a repris le dossier de prédécesseur il y a un an évoque plutôt "un fiasco par une approche trop économique et par un manque d’association des grands acteurs lyonnais".

Un comité composé d'experts

Pas toujours aisé pour un nouvel élu d’assumer un tel héritage, mais il semble bien que la nouvelle équipe de la métropole prenne le projet à cœur et avec un certain recul et une bonne dose de pragmatisme, en gérant cette fois-ci en régie publique.

Premier signal fort, le recrutement de Matthieu Thenoz, chargé de projet et ancien directeur adjoint du site sous l’ère Magma Cultura, la structure espagnole choisie originellement pour assurer la délégation de service publique.

Deuxième signal, la constitution d’un Comité baptisé « Rabelais », composé d’experts tels que Christian Têtedoie (Chef étoilé) ou encore Diane Dupré la Tour  (Les petites cantines). L’instance aura la charge d’animer et fédérer un lieu ouvert tant aux professionnels qu’au grand public et surtout, mêlant gastronomie, restauration, alimentation et santé.

Deux ans avant l'ouverture

Ces deux dernières thématiques chères à la majorité écologiste, qui milite pour une alimentation durable comme l’atteste la présentation récente de sa politique agricole.

Financièrement, c’est le fonds de dotation qui fait bouillir la marmite, présidé par Jérémy Camus, vice-président en charge de l’agriculture à la métropole de Lyon et composé ausside Cathy Pianon, DG en charge des Affaires publiques chez Seb et de Régis Marcon, chef étoilé du restaurant éponyme.

Même si les 10 M€ ont été déjà dépensés au premier acte, le second sera accompagné par des mécènes restés fidèles comme le plus important, le groupe Seb présidé par Thierry de la Tour d’Artaise.

Les parties prenantes se donnent deux ans pour finaliser le projet, tant sur l’aspect financier que muséal. Trois axes ont d’ores et déjà définis par les parties prenantes pour travailler et avancer : le volet exposition, les ateliers et les conférences.

 "Nous avons loupé la recette une fois, mais nous n’échouerons pas une deuxième fois !", assure Régis Marcon.

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