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Lyon cultive son esprit bouchon

A l'occasion de son 5e mâchon organisé dans la salle de la Corbeille de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne, l'association des Bouchons lyonnais accueille deux nouveaux établissements : La Meunière et Daniel & Denise.
Lyon cultive son esprit bouchon
© Michel Godet - Benoït Josserand, président de l'association avec les deux nouveaux bouchons intronisés

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Cette intronisation s'est déroulée dans la convivialité, avec la présence d'une vingtaine d'établissements qui ont proposé leurs spécialités. Avant tout, il faut considérer les bouchons comme l'expression d'un véritable état d'esprit "à la lyonnaise" basé la maxime « au boulot on fait ce qu'on peut, mais à table on se force ! »

Pour mémoire, c'est l'érudit chroniqueur gastronomique Pierre Grison qui a créé le premier, avec la caution de Raymond Barre et de la ville de Lyon, l'association de défense des Authentiques Bouchons Lyonnais. Une association qui avait déjà pour ambition de faire la promotion de ce type de restauration et d'établissement, auprès des Lyonnais certes, mais aussi pour « tous ceux qui ne sont pas de Lyon ! »

Une nouvelle (et concurrente ?) association, les Bouchons Lyonnais, voit le jour en 2012 à l'initiative du restaurateur Christophe Marguin, alors président de la commission tourisme à la CCI de Lyon.

Un reférentiel est alors établi, contrôlé par une société privée, pour admettre ou non de nouveaux membres et les labelliser. On peut se demander comment une association privée peut-elle octroyer un label officiel à une marque collective non déposée... Quoi qu'il en soit, rendons à ces deux associations le mérite de promouvoir un état d'esprit gourmand que d'aucuns nous envient et qui attirent les gastronomes de tous bords et de toutes nations.

A ce jour, les Bouchons Lyonnais comptent une trentaine de membres à Lyon bien sûr, mais aussi à Paris et au Japon, où un bouchon est d'ailleurs étoilé. Bien plus qu'un label ou un certificat d'authenticité qui ne peut jamais être totalement respecté, c'est l'état d'esprit, la convivialité du patron et des voisins de table qui s'apostrophent, les "Lyonnaiseries" et d'une manière générale l'ambiance gourmande qui nous intéressent et ce, dès potron-minet jusqu'à bien plus tard.

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