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Lussas, capitale de l'été du documentaire

Lussas, capitale de l'été du documentaire
DR - La jungle plate de Johan van der Keuken

CultureCinéma Publié le ,

En 1989, une bande de doux rêveurs fonde Les États généraux du Documentaire. Trente ans plus tard, le festival est toujours là. Mieux, il est devenu un rendez-vous incontournable du cinéma documentaire, au même titre que le Festival de Marseille. Il est d'autant plus ouvert aux nouvelles formes qu'il n'y a pas de compétition, pas de lauréats, seulement (mais c'est déjà beaucoup) des problématiques et des films, ainsi qu'une école documentaire qui est l'autre particularité de cet événement atypique et nécessaire.

Et quels films et quelles problématiques ! Un bouquet de pépites, que ce soit le séminaire autour du philosophe Edgar Morin ou celui autour de l'Effraction du réel qui permet de voir La jungle plate de l'immense Johan van der Keuken, une réelle aubaine pour les amateurs du cinéaste disparu. Sans parler du coup de projecteur au réalisateur Artur Aristakisian, comète du cinéma russe, aussi rare que précieux (voir encadré) ou les films sélectionnés dans la section Expériences du regard qui porte fort bien son nom.

L'occasion aussi de rencontrer les cinéastes qui ont réalisé des films, ou de ceux et celles qui viennent pour rencontrer leurs homologues et réfléchir sur la situation du cinéma du réel, ses aspirations, son devenir. Pas moins de 170 films sont à voir (ou à revoir), dans tous les formats, de toutes les époques, venus du monde entier, notamment cette année du Vietnam et de ce qui s'appelait à l'époque la Yougoslavie, sans oublier les travaux d'étudiantes et d'étudiants en cinéma et tant d'autres choses encore !

Lussas, États généraux du documentaire, 18 au 24 août, www.lussasdoc.org

Attention événement !

La venue d'Artur Aristakisian est une pure aubaine pour les cinéphiles. Ce réalisateur russo-arménien né en Moldavie est une sorte de légende vivante du documentaire. Et le film qu'il va présenter est quasiment mythique. Ladoni est un « poème-fleuve » sur les mendiants de Chișinău, en Moldavie, une ode aux déshérités qui à lui seul mérite le déplacement. Il apporte avec lui trois autres trésors, Ogoni de Nadia Zakharova, Une Incandescence selon les mots de Christophe Postic, le co-directeur artistique du festival, Le Loup et les sept chevreaux de Elena Gutkina et Genrikh Ignatov et On The bowery de Lionel Rogosin.

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