AccueilEconomieLa Start-up qui change votre quotidienLouer un aspirateur, un appareil à raclette ou une perceuse : à Lyon, Les Biens En Commun prônent l’usage plutôt que la propriété

Louer un aspirateur, un appareil à raclette ou une perceuse : à Lyon, Les Biens En Commun prônent l’usage plutôt que la propriété

La start-up lyonnaise Les Biens En Commun propose un service de location de petit électroménager en installant des casiers connectés dans les halls d’immeuble.
Louer un aspirateur, un appareil à raclette ou une perceuse : à Lyon, Les Biens En Commun prônent l’usage plutôt que la propriété
DR - Yann Lemoine, fondateur de Les Biens En Commun, teste son concept dans une résidence étudiante lyonnaise depuis février dernier.

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Aspirateur, appareil à raclette, perceuse ou friteuse encombrent nos placards alors que ces équipements servent au mieux une fois par semaine, mais parfois seulement deux à trois fois par an. Les Biens En Commun offrent une alternative crédible à la propriété avec un service de location de ces appareils domestiques.

"Nous apportons ainsi une solution à la problématique environnementale en limitant les conséquences de la surconsommation : transport, emballage, déchet en fin de vie… Nous permettons aussi l’accès à tous à ces appareils", résume le fondateur Yann Lemoine.

Expérimentation dans une résidence étudiante

Les services de location ou de partage entre voisins existants se heurtent aux problèmes de proximité, de disponibilité, de bon fonctionnement des équipements… Pour séduire les utilisateurs et changer les habitudes, Les Biens En Commun développent un modèle original et accessible. « Nous proposons d’installer dans les halls d’immeubles des casiers connectés couplés à une application pour connaître la disponibilité, réserver, retirer et rendre les appareils », explique Yann Lemoine. Depuis février dernier, un prototype a été mis en place dans une résidence étudiante Studilodge dans le 3e arrondissement.

Les groupes Seb, Leroy Merlin et Boulanger sont partenaires de cette expérimentation. "Ces groupes sont à la recherche de nouveaux modèles et externalisent en partie leur R&D avec des start-up comme Les Biens En Commun" , analyse l’entrepreneur. D’ici janvier, Yann Lemoine espère équiper 4 ou 5 nouvelles résidences. Les Biens En Commun visent en priorité les résidences étudiantes, mais les bailleurs sociaux sont également une cible pour ce concept tout comme les promoteurs.

Système d’abonnement

Le modèle économique de la start-up repose sur deux piliers : un abonnement souscrit par la résidence et un paiement par l’utilisateur. "L’abonnement à 50€ par mois et par casier permet de financer l’acquisition des appareils et la gestion du service. Ensuite, l’utilisateur paie à l’usage, par exemple 1,50 € pour un aspirateur pendant 1h30 ou 5€ pour un appareil à raclette pendant 5 h", détaille le fondateur qui souhaite à l’avenir proposer aux utilisateurs un abonnement illimité entre 10 et 15 € par mois.

Pour s’adapter au mieux aux besoins, les utilisateurs pourront suggérer de nouveaux appareils à mettre à disposition. Autre piste de développement : installer des casiers dans des lieux publics pour fournir des appareils moins utilisés sur une zone de chalandise plus importante.

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