AccueilSociétéLoisirs - L’exposition « Local Line » à la Fondation Bullukian à Lyon

Loisirs - L’exposition « Local Line » à la Fondation Bullukian à Lyon

L’oeuvre graphique de Pierre Arnaud, exposée dans les deux salles de la Fondation, utilise des codes propres à l’architecture pour évoquer des plans masse, des projets de bâtiments ou autres métrés, mais sans aucune valeur architecturale, d’où l’ambiguïté que l’on ressent devant ces dessins ambivalents.

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L’oeuvre graphique de Pierre Arnaud, exposée dans les deux salles de la Fondation, utilise des codes propres à l’architecture pour évoquer des plans masse, des projets de bâtiments ou autres métrés, mais sans aucune valeur architecturale, d’où l’ambiguïté que l’on ressent devant ces dessins ambivalents. Avec un crayon, des taches de café ou des collages, l’artiste parvient à créer des espaces qui renvoient à la cartographie : « Archutopiks » – « Massmogony », une sorte de plan ponctué de points rouges qui évoque le cosmos – « Aquagraphie », un hybride de technique au jet d’encre et à l’eau. « L’architecture » de Pierre Arnaud trompe le visiteur qui tombe facilement dans le piège qu’elle lui tend.
Patrick Condouret travaille sur un tout autre registre car, avec des matériaux de récupération comme des cordes, galons, ficelles ou câbles électriques de toutes les couleurs, il crée un espace délimité par des lignes, des fils qu’il noue et accroche aux ferrailles d’un mur du jardin de la Fondation. Cette grande réalisation in situ modèle l’espace comme les fils d’une toile d’araignée. Cet espace est organisé mais chaotique, structuré mais partiellement maîtrisé. On est invité à circuler dans cette installation éphémère qui n’a ni endroit ni envers et qui pourrait se développer à l’infi ni si l’artiste ne décidait pas d’interrompre son travail faute de temps !
Un peu plus loin dans le jardin, Fanny Melay propose un ensemble de sculptures ou « Chute » qui montre ses recherches sur l’esthétique de la ruine. Cette dernière s’attache à représenter la destruction, la décrépitude d’un toit ou d’un mur ou autres effondrements naturels qui ont laissé leurs traces. Les deux grandes peintures qu’elle expose dans la cour d’honneur de la Fondation captent par leur transparence et leurs coulées verticales de couleurs, « l’épiderme » des murs de notre environnement.
Une exposition intéressante qui présente au public l’engagement et la vision esthétique de trois jeunes artistes dont on reparlera très certainement.

Brigitte Roussey

Fondation Bullukian, 26 place Bellecour à Lyon 2e. Du mercredi au samedi de 13 h à 19 h. Jusqu’au 23 juillet.

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