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L'Unis critique la loi Alur

Publié le - - Immobilier-TP-Bâtiment

L'Unis critique la loi Alur
© DR - Avec la loi ALUR, le délai de préavis d'un bien locatif passe de 3 à 1 mois.

Transparence pour les locataires, frein pour les investisseurs, l'Unis Rhône-Alpes condamne une réglementation « inadaptée aux acteurs de terrain ».

Promulguée en mars 2014, la loi ALUR vise à faciliter l’accès au logement des ménages tout en privilégiant la qualité du cadre de vie. Des objectifs loin d’être atteints si l’on en croit l’Union régionale des syndicats de l’immobilier (Unis Rhône-Alpes), qui dénonce une réglementation « d’apparente facilité qui exprime en réalité un désintérêt de la profession ». S’appuyant sur les résultats d’une enquête menée auprès des propriétaires, mais aussi des locataires et des professionnels de l’immobilier sur 14 500 lots de gestion, le syndicat tire un bilan contrasté des premières impressions.
« Le bail-type, qui passe de 4 à 25 pages, n’incite plus les locataires à s’intéresser au sujet », disent-ils, ce qui a pour effet de retarder considérablement les signatures. Le plafonnement des honoraires ne semble pas, du goût des professionnels, qui considèrent comme « un effet contreproductif » le fait d’aligner les mêmes tarifs selon qu’ils s’occupent d’une petite ou d’une grande surface (auparavant, les honoraires équivalaient à un mois de loyer).

Du côté des locataires, la loi s’en sort à bon compte grâce à une administration facilitée et une totale transparence puisque, contractuellement, le montant du loyer du nouvel arrivant doit être le même que celui de l’ancien occupant. Tout comme la restitution des dépôts de garantie, qui doivent désormais s’effectuer dans le mois suivant le départ du locataire, les délais de préavis ont eux aussi considérablement baissés, passant de trois à un mois. Pour un jeune devant partir au pied levé, l’opération s’en trouve facilitée. Pour les professionnels de l’immobilier, la situation est dramatique : « Il ne reste plus que vingt jours pour commercialiser le bien. On va à l’encontre de la fluidité et on se dirige tout droit vers la vacance locative », se désole Olivier Dumas, membre du conseil à l’Unis et coordonnateur de l’étude. « Le lieu d’habitat va progressivement devenir un lieu de consommation, renchérit Marc Sagnimorte, président du cluster Rhône-Alpes Éco-énergies. Nous n’avons plus de respect par rapport à cet engagement que représente la location. » L’Unis rappelle qu’en continuant ainsi, les propriétaires pourraient perdre jusqu’à un mois et demi de rentabilité sur un an.






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