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Lexus RX 450h : le séducteur

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Lexus RX 450h : le séducteur
D.R.

Proue et poupe ciselées, calandre dominatrice, musculature exhibée autour des roues, fuite de toit élégante : le RX, pionnier de la motorisation hybride en 2005, reste plus que jamais une star, une icône. Avec 2,2 millions d'unités à travers le monde, dont 200 000 en Europe, il pèse chez Lexus le poids de la Passat chez Volkswagen.

A son apparition en 1998, ce grand SUV 4x4 inaugurait une catégorie d’automobiles. En 2003, la 2e génération intégrait le régulateur de vitesse adaptatif, une première mondiale. Deux ans plus tard, autre première, il se passait d’arbre de transmission avec un moteur électrique sur chaque essieu, le V6 essence fonctionnant par intermittence. Le RX ajoutait un « h » à sa dénomination, pour hybride.

Aujourd’hui, l’innovation fait rage sans s’essouffler en gadgets. Parmi les contributions intelligentes au maintien de ce SUV dans les cimes de l’échelon premium, un concierge veille dans l’habitacle. Invisible mais branché, il traque le gaspillage. Tel l’ancestral éteigneur de réverbère qui guettait la pointe du jour, le « climate concierge » réagit au taux d’occupation de l’habitacle. Banquette inoccupée, il désactive la clim et la ventilation du compartiment arrière et jusqu’au chauffage des sièges. Autre modérateur de la dépense d’énergie : deux haut-parleurs Mark Levinson parmi les quinze installés doublent le débit à consommation électrique égale.

Pour tripler la capacité du coffre (539 / 1 612 dm3), inutile d’empoigner les dossiers de la banquette. Comme dans l’Espace de Renault, il suffit d’appuyer sur un bouton. L’escamotage se commande au choix dans le cockpit, dans la soute ou sur la banquette. De même, un passage de la main au-dessus du « L » chromé de la marque entre les feux arrière déverrouille automatiquement le hayon.

L’intelligence de ce SUV s’apprécie à l’usage. Ses commodités aussi. Confortablement assis, libre de ses mouvements, l’occupant se sent considéré. Il ne voit, il ne touche que des matériaux nobles, des surfaces aux tons chaleureux. La plus haute des cinq finitions (Pack, Luxe, FSport, FSport Executive ou Executive)  intègre sur la console centrale et les contre-portes un décor jamais vu dans une automobile : une gravure au laser développée par Yamaha pour ses pianos à queue.

Le conducteur, lui, met la main sur un cadeau dont il ne se lassera pas. Le volant noir, lisse comme ivoire, ni froid ni tiède, frais : il n’y a pas d’autre qualificatif que « sensuel ». Comme tous les hybrides de Toyota depuis la Prius de 1997, le RX 450h démarre en mode électrique. Silence et punch. Sans tarder, le moteur V6 intervient, pas plus sonore qu’un V8 Cadillac mais pas moins musical. Pour le cockpit, Lexus n’a pas mégoté sur la diagonale des écrans : de 20 à 31 cm selon les versions pour la lucarne véritablement panoramique qui surplombe la planche de bord et 10,5 cm pour la fenêtre verticale entre les deux cadrans circulaires du combiné. A la base du pare-brise, l’affichage tête haute aère aussi ses données : navigation, vitesse, limitations et signal d’alerte.

Un éclairage sophistiqué suggère que ce grand SUV entend séduire aussi la nuit. Les projecteurs LED « à triple faisceau » s’assortissent d’origine ou en option de la gestion automatique des feux de route, du contrôle de la répartition de la lumière et du contrôle électronique de l’angle de braquage. Quant aux clignotants, il urge de leur trouver un autre nom. Au changement de direction, le conducteur active non pas un feu mais un alignement horizontal de 9 LED rouges qui s’allument en rafale de l’intérieur vers l’extérieur.

La version Pack de base sort doublement de l’ordinaire : par son prix et par son équipement. Les 64 900 € réclamés correspondent à un SUV 4x4 hybride à la fois imposant (4,89 m, 2,1 tonnes, 313 ch), raffiné, luxueux, sûr et d’usage éminemment facile et agréable avec, en plus du Lexus Safety System+ : fauteuils avant électriques, clim bizone, caméra de recul, radars de stationnement, connectivité audio et téléphone Bluetooth. Le passager se régale. Le conducteur, même celui dont les ans n’ont pas blanchi les tempes, s’en tient généralement à un train sénatorial bien que la bête atteigne les 200 km/h avec 7’’7 pour bondir de 0 à 100.

La seule réserve concerne la demande d’énergie fossile de cet hybride. Au terme du parcours de présentation riche certes de déclivités et de sinuosités, l’ordinateur de bord affichait, d’un participant à l’autre, entre 8,9 et 12 litres au cent. Loin des 5,3 litres homologués. Le tarif court jusqu’à 83 600 €.




Fabien RIVIER
Journaliste

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