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Les vraies confidences d'Anouk Grinberg

Il faut remonter au printemps 2010 pour voir le nom d’Anouk Grinberg à l’affiche d’un théâtre lyonnais.

ActualitéSociété Publié le ,

Elle incarnait Araminte, héroïne des Fausses confidences de Marivaux, dans un spectacle de Didier Bezace avec Pierre Arditi. A la fin des années 1980, à l’époque du théâtre de l’Ouest lyonnais et de Jean-Louis Martinelli, elle jouait dans La Maman et la putain, d’après Jean Eustache. Comme pour se faire pardonner une si longue absence, la comédienne fait coup double. Après Villefranche, où les représentations se terminaient ce samedi 30 novembre, elle reprend le personnage de Molly Bloom au TNP. Impossible d’évoquer la trajectoire d’Anouk Grinberg sans évoquer Michel Vinaver, son père, l’ancien Pdg de Gillette France, passé de l’autre côté du miroir, l’auteur de Par-dessus bord, pièce mise en scène par Christian Schiaretti, la dernière affiche du TNP avant sa fermeture pour travaux. Impossible de ne pas évoquer ce père dramaturge qui lui a transmis une morale du théâtre, l’amour d’un théâtre qui ne fait pas théâtre, l’amour des textes et le goût de bien faire les choses bien faites. Une transmission silencieuse « presque par photosynthèse ». Difficile aussi de faire l’impasse sur une enfance entre les jeux et les discussions avec ceux qui l’ont vue grandir. Ils ont pour nom Antoine Vitez, Patrice Chéreau, Alain Françon, Bernard Sobel ou encore Roger Planchon, metteurs en scène qui venaient régulièrement à la maison.
Sans oublier Jacques Lassalle, le premier qui propose à Anouk Grinberg de faire du théâtre. « Moi, je n’avais pas du tout ces idées-là en tête. J’étais une enfant peureuse, qui voulait plutôt se faire oublier ». Pour la discrétion, c’est raté ! Elle fait son entrée dans le métier par la grande porte, au Festival d’Avignon en 1978, dans Remagen d’après un texte d’Anna Seghers. Elle venait d’avoir 15 ans. Deux ans auparavant, elle avait fait une courte apparition dans Mon coeur est rouge, un film de Michèle Rosier. Ces débuts de prodige n’eurent pas de lendemain immédiat. Anouk Grinberg commencera vraiment au théâtre en 1982, à la télévision et au cinéma en 1986. .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5077 du samedi 30 novembre 2013

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