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Les Trocks à la Maison de la danse, le retour

Ils nous ont manqué, un peu, beaucoup, passionnément. Les joyeux lurons des Ballets Trockadero de Monte-Carlo reviennent fouler les planches de la Maison de la danse après presque 10 ans d'absence. L'occasion de (re)voir ces virtuoses de la danse comique.
Les Trocks à la Maison de la danse, le retour
© : DR - Les danseurs du Trockadero ont un irrésistible sens de l'humour et de l'auto-dérision

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Créée en 1974 par de grands amateurs des ballets du répertoire académique, qui voulaient donner une vision ludique de la danse classique, la compagnie est très vite devenue un phénomène. L’année suivante, elle se professionnalisait et, depuis plus de quarante ans, parcourt le monde en tous sens. Avec autant d’allant et de drôlerie qu’aux premiers jours.
Il faut voir ces dix-neuf grands gaillards exécuter d’irréprochables batteries sur pointes, d’impeccables entrechats, ou tomber en pâmoison, telles des prima ballerina plus vraies que nature, pour le croire.

La marque de fabrique de cette compagnie exclusivement masculine est bien de posséder une technique parfaite sur pointes et de connaître sur le bout des doigts les rôles féminins du ballet classique, de Giselle à Odette en passant par Esméralda, la Belle au bois dormant. En quarante ans le répertoire s’est élargi à la danse moderne. Leur interprétation des pièces de Cunningham ou de Martha Graham est tout aussi hilarante que celles du pas de quatre du Lac des cygnes. Parce que les Trocks, comme on les surnomme affectueusement, ont également un irrésistible sens de l’humour et de l’auto-dérision. Non sans garder un immense respect pour leur sujet qu’ils traitent toujours avec rigueur et exigence et qu’ils connaissent sur le bout des ongles (ou des chaussons plutôt).

Le burlesque est une seconde nature chez ces danseurs accomplis qui emportent l’adhésion du public et des critiques lors de chacun de leurs passages. Ce n’est pas un hasard si Londres les attend chaque année de pied ferme et que leur saison new yorkaise, deux semaines au Joyce Theatre, est toujours guettée avec la même impatience. Les balletomanes en raffolent et les autres peuvent réviser leurs classiques en s’esclaffant…


Maison de la danse, 5 au 12 mars

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