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Les travaux publics mettent la pression sur les élus

Les travaux publics mettent la pression sur les élus
Le chantier de la liaison entre l'A89 et l'A6 constitue le dernier projet significatif qui se réalise localement

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« Le cycle habituel d’une mandature, avec une montée en charge de l’activité dès la 2e année de mandat, est aujourd’hui très en retard du fait de la conjonction de réformes et d’économies budgétaires qui impactent la plupart des maîtres d’ouvrages publics », constate François Guillon, président de la section « travaux publics » de la Fédération BTP Rhône et Métropole.

« Globalement, aujourd’hui, nous n’en sommes qu’aux lancements des consultations pour des chantiers qui ne devraient démarrer, pour les plus significatifs, qu’à partir de 2017 », ajoute le vice-président de la Fédération, précisant : « Il ne restera alors que trois ans pour réaliser l’ensemble des travaux envisagés par les collectivités locales avant la prochaine échéance électorale de 2020 ».

« Si ce décalage se poursuit, il est à craindre que, faute de temps et compte tenu de la situation des entreprises du secteur après trois années de crise, les entreprises de travaux publics ne soient pas toujours en mesure de répondre à la totalité des projets qui devraient être réalisés dans le département d’ici là », note François Guillon, qui alerte : « Si les donneurs d’ordre attendent trop longtemps, ils vont s’exposer aux risques inhérents aux périodes de surchauffe économique, en termes de délais et de qualité d’exécution des travaux notamment ».

« Gérer un tel décalage d’activité, c’est une gageure ! »

En d’autres termes, si les collectivités veulent investir à nouveau pour aménager leur territoire et répondre aux évolutions à venir (essor démographique, développement des transports, diffusion du numérique…), et ce, au bénéfice de l’économie et des emplois locaux, elles ne doivent pas tarder. Ainsi, ils auront l’assurance que leurs projets seront réalisés dans de bonnes conditions.

De leur côté, les entreprises de travaux publics en sous-activité ont été obligées de s’adapter à la situation (activité partielle…). Depuis 2014, des baisses dramatiques de leur activité, de 15 % à 20 %, se sont accumulées chaque année. Elles espèrent atteindre l’étiage en 2016 pour retrouver un volume plus proche de la normale en 2017.

« Gérer les cycles habituels des mandatures, nous savons faire. Mais gérer un tel décalage d’activité, c’est une gageure ! », assure François Guillon.

140 entreprises, 8 000 emplois

BTP Rhône et Métropole fédère 140 entreprises de travaux publics qui, au total, emploient près de 8 000 salariés. Elles sont regroupées au sein de huit chambres syndicales de spécialité : terrassements, génie civil et ouvrages ; canalisations ; voirie urbaine et départementale ; réseaux secs et d’éclairage ; déconstruction ; recyclage ; industrie routière ; travaux souterrains. Ces huit chambres professionnelles sont réunies au sein de la section « travaux publics » que préside François Guillon.

Parmi les actions que mènent la Section « Travaux Publics » et les chambres syndicales de spécialité figure notamment la sensibilisation des maîtres d’ouvrage du département aux problématiques spécifiques de la profession.

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