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Les sentiers de la mémoire

La prochaine saison de l'Opéra, dernière pour Kazushi Ono en tant que chef permanent, s'ouvre et se referme sur des raretés de Prokofiev et Donizetti. Dans l'intervalle, Serge Dorny affiche trois productions qui ont marqué la scène européenne ces 30 dernières années.
Les sentiers de la mémoire
Jean-Pierre Maurin - Kazushi Ono

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Le 11 octobre, Kazushi Ono ouvre la saison de l’Opéra de Lyon avec L’Ange de feu, une œuvre de Prokofiev chantée par Laurent Naouri et Ausrine Stundyte, présentée dans une production de l’Opéra-comique de Berlin. Saison des adieux pour le maestro japonais, qui occupait le poste de chef permanent de l’orchestre de l’Opéra depuis 2008, qui dirigera aussi L’Enfant et les sortilèges de Ravel et Jeanne au bûcher, oratorio dramatique de Honegger mis en scène par Romeo Castelucci avec, dans les rôles parlés, Audrey Bonnet et Denis Podalydès.


Son successeur, Daniele Rustioni s’installera dans la fosse pour Une Nuit à Venise, opéra comique de Strauss, et le concert du Nouvel An. Il clôturera la saison avec Viva la Mamma, opéra comique peu connu de Donizetti que nous révélera le metteur en scène Laurent Pelly et les deux têtes d’affiche, Patrizia Ciofi et Laurent Naouri. Stefano Montanari, un autre fidèle de la scène lyonnaise dirigera la production d’Alceste de Gluck, mis en scène par Alex Ollé/La Fura dels Baus, avec Karine Deshayes dans le rôle-titre. En version de concert, les mélomanes découvriront une autre rareté, Ermione de Rossini sous la baguette d’Alberto Zedda.

Festival de chefs-d’oeuvres

Ces productions risquent de faire pâle figure face au triptyque, aligné en mars, par le festival Mémoires qui jette un regard sur le rétroviseur. A l’affiche trois chefs-d’œuvre présentés dans des versions légendaires. Vous n’avez pas pu voir Tristan et Isolde de Wagner à Bayreuth dans la production de Heiner Müller en 1993 ? Pas plus que Elektra de Strauss signée par Ruth Berghaus (Dresde en 1986) ou encore Le Couronnement de Poppée de Monteverdi monté au festival d’Aix-en-Provence en 2000 par Klaus Michaël Grubber ? L’opéra de Lyon vous propose une session de rattrapage, sous la baguette de Hartmut Haenchen, pour les deux premiers, de Sébastien d’Hérin pour le troisième.


Parmi les autres rendez-vous de la saison, un récital de la soprano Patricia Petibon et le concert d’adieux de Kazushi Ono, en juin.

Renseignements www.opera-lyon.com

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