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Les salariés de Datakit se prennent en main

Ils sont seulement cinq dans le monde à avoir développé une technologie de conversion des données, dont trois basés à Lyon-Gerland. Parmi eux, Datakit, repris fin 2015 par ses salariés.
Les salariés de Datakit se prennent en main
Photo DR - Les sociétaires de Datakit autour d'Olivier Rigollet (au centre)

Economie Publié le ,

Dans le processus de fabrication d'un produit, de la machine à café aux voitures, en passant par l'industrie aéronautique, les produits sont conçus par des logiciels et fabriqués par d'autres. Pour permettre une bonne communication entre les systèmes de conception assistée par ordinateur (CAO) et de fabrication (FAO) et l'échange de données, il faut développer une solution spécifique. C'est le savoir-faire de Datakit. Fondée en 1992 par FrancisCadin à Lyon, cette entreprise s'est, depuis, imposée comme l'un des 5 leaders mondial du secteur.

Pour assurer la pérennité de l'entreprise, éviter l'absorption par un autre groupe et préserver les emplois, FrancisCadin a privilégié la transmission à ses salariés via le système de Scop. Soutenue et accompagnée par l'union régionale des Scop, Datakit a donc été rachetée fin 2015 par 80% de ses salariés (capital social : 400 000 €). Ils ne souhaitent pas communiquer sur le montant total du rachat.

Olivier Rigollet, directeur général adjoint sous l'ancienne direction, a naturellement été désigné comme directeur général. "Notre quotidien n'a pas vraiment changé, nous étions déjà très autonomes. Nos décisions restent collégiales car, même si nous n'y sommes pas obligés, nous avons monté un comité de direction pour les questions essentielles, explique le dirigeant. Nous sommes encore plus impliqués qu'auparavant dans l'avenir et les résultats de l'entreprise" .

Le premier enjeu pour la nouvelle équipe : convaincre les 6 salariés non adhérents de rejoindre la Scop. "Ce sont souvent de nouveaux arrivants ou de jeunes salariés, nous voulons les convaincre de nous rejoindre pour plus d'efficacité dans la gestion et d'équité sociale", poursuit Olivier Rigollet. La Scop a statué sur une clé de répartition minimum de 25% des bénéfices à tous les salariés, abondée pour les sociétaires, au ticket d'entrée égalitaire. Néanmoins, trois parts restent prédominantes, représentant l'équivalent du montant des 16 autres parts réunies.

La société (25 salariés, 2,72 M€ de chiffre d'affaires en 2014, proche des 3 M€ en 2015), réalise 80% de son activité à l'export (Europe, Amérique du Nord) et compte une centaine de clients éditeurs. "Nos solutions logicielles sont utilisées directement ou indirectement par plusieurs milliers de clients à travers le monde", souligne Olivier Rigollet qui entend poursuivre cette stratégie à l'export en se concentrant sur les convertisseurs (une vingtaine de formats en entrée ou sortie actuellement en catalogue), proposant régulièrement de nouveaux formats.
"Notre attitude vis à vis de nos clients reste la même, il n'y a pas de changements d'interlocuteurs ni de savoir-faire", conclut le dirigeant qui vise une augmentation de 5% de son chiffre d'affaires en 2016. Datakit est déjà en cours de recrutement : la scop va recruter deux collaborateurs.

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