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Les mots (maux) de la démocratie

Après Le Prince de Machiavel, Laurent Gutmann éclaire Alexis de Tocqueville à l'aune de la crise existentielle de la démocratie. Un nouveau défi pour les étudiants de l'Ensatt qui interprètent Tous égaux.
Les mots (maux) de la démocratie
© : DR - Laurent Gutmann met en scène la nouvel atelier-spectacle de l'Ensatt

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Alors que la démocratie n’a jamais été aussi répandue qu’aujourd’hui, les sociétés européennes traversent une crise existentielle. Laurent Gutmann, qui a adapté Le Prince de Machiavel à la scène, relève ce nouveau défi. Pour expliquer ce paradoxe, il relit De la démocratie en Amérique, un essai écrit en 1831 par Alexis de Tocqueville. Le texte de cet aristocrate normand n’est ni un plaidoyer pour la démocratie ni un réquisitoire, seulement une analyse clairvoyante, sans complaisance. «C'est parce que je ne suis point un adversaire de la démocratie que je suis sincère envers elle », justifie cet humaniste dans cette oeuvre que le metteur en scène transpose dans un espace de travail, à l’image des bureaux de la Silicon Valley.


Derrière le consensus de façade, Tous égaux, le nouvel atelier-spectacle de l'Ensatt animé par le directeur du CDN de Thionville-Lorraine (ex-Théâtre populaire de Lorraine), décrira les dérives du « conformisme, la tyrannie de la majorité, les inégalités économiques persistantes, le goût immodéré de l’ordre, le matérialisme, et le despotisme technocratique ». Peut-être trouverez-vous que le prix à payer pour cette vie démocratique est trop élevé...

A.M.

Ensatt, 2 au 16 mai.

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