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Les larmes amères de Mahler

Les larmes amères de Mahler
© Paolo Dutto - Lionel Bringuier, surdoué de la direction d'orchestre

CultureMusique Publié le ,

Rien ne prédestinait ce fils de fonctionnaire de police à faire une carrière musicale, pas plus que son frère aîné Nicolas qui fait un très beau parcours comme pianiste. Lionel Bringuier, qui aura 30 ans en septembre prochain, a choisi le violoncelle avant de privlégier la direction d’orchestre. Et dans la galaxie des jeunes chefs prodiges, il occupe une place à part.

A 13 ans, ce Niçois devient le plus jeune Français à suivre la formation supérieure de chef d'orchestre au Conservatoire de Paris. A 19 ans, il remporte le très disputé concours de chefs de Besançon. Depuis le maestro s’est fait un nom à la Philharmonique de Los Angeles, d’abord comme assistant d’Esa-Pekka Salonen puis chef associé aux côtés de Gustavo Dudamel. En 2009, il a 23 ans lorsqu’il prend la direction de l’orchestre symphonique de Valladolid (Espagne). Depuis 2014, il occupe les fonctions de directeur musical l’Orchestre de la Tonhalle de Zurich avec lequel, la saison dernière, il a donné un concert d’anthologie à l’Auditorium.

Parions que les mélomanes se bousculeront pour l’entendre à nouveau, cette fois-ci à la tête de l’Orchestre national de Lyon. Surtout avec le programme que propose Lionel Bringuier : la première symphonie Titan et les Kindertotenlieder, deux des œuvres les plus poignantes de Gustav Mahler. Dans ce cycle de Chants pour les enfants morts, il accompagnera Matthias Goerne. Elève de Dietrich Fischer-Diskau et d’Elisabeth Schwarzkopf, ce baryton allemand possède un magnétisme qui capte l’attention du mélomane le plus étranger au lied. Et dans cette planète, il est tout simplement le meilleur.

Auditorium, jeudi 19 mai à 20h

Sofya Gulyak, l’âme du piano russe

Première femme lauréate du concours de Leeds, en 2009, année où l’Association Chopin l'invite à donner son premier récital à Lyon, Sofya Gulyak préfère l’ombre de son clavier à l’éclat des trompettes de la renommée. Sans effet de manche, refusant ces postures d’artistes pénétrés par la musique qu’ils jouent, cette grande dame du piano allie une lecture analytique au respect de l’architecture globale dans les œuvres qu’elle pénètre en douceur, sans forcer la nuance. De retour à Lyon, une nouvelle foisà l'inviration de l’Association Chopin, Sofya Gulyak jouera des œuvres de Franck, Moussorgski et, naturellement, Chopin.


Palais de la Mutualité, 19 mai à 20h

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