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Les jardins extraordinaires de Diana Baroni

Diana Baroni fait partie de cette génération de musiciens qui, à l’image de Gabriel Garrido, Leonardo Garcia Alarcon ou encore Manfredo Kraemer, ont quitté leur Argentine natale pour renaître au contact du baroque.

ActualitéSociété Publié le ,

A une différence près, et de taille, elle joue sur deux registres : chanteuse et flûtiste, et deux univers, baroque érudit et traditions populaires. Loin d’alimenter quelconque schizophrénie, cette dualité enrichit un parcours atypique qui a commencé dans le classique à Rosario, la vielle natale de Che Guevara, et s’est poursuivi au théâtre Conlon de Buenos Aires dans la sphère contemporaine.
Diana est née sous la dictature des généraux dans une famille de militants de gauche amateurs de musique classique, qui très tôt l’emmenaient au théâtre, au ballet et assister à des concerts. A 13 ans, alors que son frère (le compositeur Claudio Baroni aujourd’hui installé à Amsterdam) apprend le piano, elle opte pour la flûte à bec. A 17 ans, elle quitte pour la première fois l’Argentine pour rejoindre Gstaad en Suisse où elle étudie la musique de chambre avec Yehudi Menuhin. « En rentrant à Buenos Aires, j’ai eu la révélation de la musique contemporaine d’avant-garde, particulièrement l’école américaine ». Cette découverte la conduit dans la mouvance du centre expérimental du Théâtre Colon né avec le retour de la démocratie. »Je me souviens d’une soirée John Cage dans les souterrain du Colon. Il y avait une file d’attente qui faisait deux fois le tour du théâtre ». .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5107 du samedi 28 juin 2014

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