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Les entreprises de services plébiscitent les zones d'activités économiques

Les entreprises de services plébiscitent les zones d'activités économiques
Agglo Villefranche Beaujolais Saône - La ZI Nord dans l'Agglo Villefranche Beaujolais Saône fait partie des ZAE employant plus de 1500 salariés.

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L’Insee Auvergne-Rhône-Alpes, en collaboration avec l’Observatoire des ZAE, a publié une étude sur les évolutions des zones d’activités économiques (ZAE) du Rhône (hors Métropole de Lyon) entre 2009 et 2014. Le principal enseignement de cette étude est la diversification des activités.
Si l’industrie représente encore 20,5 % des établissements, le nombre d’établissements a reculé de 6,1 % sur la période 2011-2014. Le commerce de gros et le transport/entreprosage sont également en retrait de 5,6 % et 5,4 %. Dans les activités historiques des ZAE, il n’y a que la construction qui demeure en hausse de 3,9 %. De nouvelles activités se sont donc développées dans ces ZAE : + 8,8 % pour les services aux entreprises, + 7 % dans les autres services et + 4,5 % dans le commerce automobile. « Pour les élus locaux, ce phénomène pose la question du maintien d’activités dans les centres-villes. Les ZAE sont des aspirateurs à activités qui vident les bourgs », analyse Thierry Geay, chargé d’études à l’Insee.
L’évolution des ZAE s’est opérée en deux temps. Entre 2009 et 2011, elles ont connu une forte montée en charge avec une augmentation de 6,9 % du nombre d’établissements présents. Ainsi, 975 établissements se sont installés quand 652 sont partis. Sur cette même période, le nombre d’emplois salariés a progressé de 4,9 % pour s’afficher à 70 400. Sur 2011-2014, place à la stabilisation avec une augmentation de 0,5 % du nombre d’établissements comme du nombre d’emplois salariés. A noter des mouvements assez importants au sein des ZAE : un établissement sur cinq a quitté une ZAE. Mais les arrivées ont compensé les départs et la différence, côté emploi, est quasi nulle.
Source d’attractivité pour les territoires, les ZAE voient s’implanter des entreprises par créations ex-nihilo, mais aussi par transferts. Entre 2010 et 2013, 521 établissements se sont déplacés vers une ZAE, dont près de 85 % en provenance d’une localité du département. Le poids de la Métropole de Lyon est conséquent puisque 44 % des transferts en sont issus. Ces établissements qui déménagent sont à la recherche d’un environnement de qualité et de prix de l’immobilier plus attractifs. « Les bâtiments couvrent à peine 1/5 de la superficie des ZAE. Près de 40 % de la superficie est dédiée aux voiries internes, parkings, espaces végétalisés… Les surfaces inoccupées représentent près de 23 %, mais avec de fortes disparités entre les Vallons du Lyonnais (12 %) et les zones à l’Ouest du département (30 %) », détaille Thierry Geay.
Pour attirer les entreprises, les ZAE doivent répondre à une double contrainte : accessibilité et proximité. Elles se situent majoritairement près des grands axes routiers et des bassins de vie. Le développement de nouvelles infrastructures, comme l’A89, pourrait être une opportunité de développement de nouvelles ZAE, mais aussi un risque de transfert d’activités pour certaines communes.

332 ZAE actives dans le Rhône
Les ZAE sont des espaces, dédiés à l’implantation d’entreprises, aménagés par une collectivité territoriale ou un opérateur délégué. Dans le Rhône, hors Métropole de Lyon, on recense 332 ZAE qui occupent une surface de 40,7 km2, soit une superficie proche de celle de la ville de Lyon. Elles accueillent 5 010 établissements et 70 736 emplois salariés, soit 10,6 % des établissements présents dans le Rhône mais 50,6 % des emplois salariés.
Très diverses, ces ZAE sont 102 à avoir une mono-activité et 166 à avoir deux activités. Selon les territoires, des spécialisations se remarquent. Les activités de transport/entreprosage sont très présentes dans l’Est lyonnais alors que la frange ouest du département affiche une forte orientation industrielle.

Des salaires plus élevés en ZAE
Quel que soit le type d’emploi occupé, les salaires sont toujours supérieurs en ZAE. Ainsi, le salaire annuel net moyen avoisine 22 000 € en ZAE contre 16 300 € hors ZAE. Des chiffres qui peuvent s’expliquer par la présence d’établissements de plus grande taille et par des emplois un peu plus qualifiés dans ces ZAE. Revers de la médaille : des déplacements domicile-travail plus longs. Seulement 10 % des salariés des ZAE résident dans la commune de leur lieu de travail. La plus grande part, plus d’un salarié sur quatre, habite sur le territoire de la Métropole de Lyon.

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