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Les Ballets Jazz de Montréal dansent Leonard Cohen

le - - Spectacle vivant

Les Ballets Jazz de Montréal dansent Leonard Cohen
Thierry du Bois - Cosmos Image - Dance me par les Ballets jazz de Montréal

Hasard du calendrier ! Alors que l'album posthume de Leonard Cohen Thanks for the Dance est attendu dans les bacs le 22 novembre, les Ballets jazz de Montréal (BJM) investissent le plateau de la Maison de la Danse avec un programme sur la musique de... Leonard Cohen.

Les Ballets jazz de Montréal sont connus pour leurs interprètes à la technique irréprochable et à l'expressivité exacerbée, experts en mélange de vocabulaires, néoclassique, contemporain, etc...

Ils savent tout faire, s'immerger dans l'univers de la chorégraphe canadienne Crystal Pite tout comme dans celui très éloigné (mais tant que ça, non plus) de Benjamin Millepied ou celui d'Andonis Foniadakis, ancien danseur du ballet de l'Opéra de Lyon qui développe son œuvre dans les ballets du monde entier. Ici, trois chorégraphes sont réunis autour de l'oeuvre musicale du plus connu des poètes canadiens, Cohen.

La bande-son, qui avait reçu l'accord de l'artiste de son vivant, est une sorte de compilation idéale de chansons iconiques telles So long, Marianne et d'autres moins connues, que la compagnie a le droit d'utiliser jusqu'en 2022. À partir de ce corpus, le metteur en scène Éric Jean, très connu au Québec, notamment pour avoir été directeur du Théâtre de Quat'sous, a tissé une dramaturgie autour du cycle des saisons.

« C'était important pour nous de démontrer que Leonard Cohen, ça n'est pas qu'un timbre grave et linéaire. Que sa voix est aussi modulée, lyrique et qu'il a écrit des morceaux vraiment rythmés. Que ces variations conviennent parfaitement à notre signature athlétique et énergique » explique dans une interview parue dans le quotidien La liberté, le directeur des BJM comme aiment à les appeler les familiers de la compagnie, Louis Robitaille ; sans doute pour cette raison aussi qu'il a choisi de donner la « parole » à trois artistes chorégraphiques très différents, même si chacun utilise le vocabulaire académique, Andonis Foniadakis, déjà cité et deux inconnus pour le public lyonnais, Annabelle Lopez Ochoa, chorégraphe belgo-colombienne et Ishan Rustem, chorégraphe résident du NW Dance Project à Portland.

Maison de la danse, 5 au 14 novembre, www.maisondeladanse.com




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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